Plus de 8,5 tonnes de résine de cannabis ont été saisies en Algérie durant le premier trimestre de l'année 2019, en hausse de 18,26 % par rapport à la même période de l`année 2018, selon un bilan de l`Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie (ONLDT).

 "Au total, 8.547,016 kg de résine de cannabis ont été saisies durant le premier trimestre de l'année 2019, dont 44,14% dans la région Ouest du pays", a précisé l`Office dans son bilan obtenu par l'APS, se référant au bilan des services de lutte contre les stupéfiants (Gendarmerie, police et Douanes). Selon le rapport, 23,19% des quantités saisies ont été enregistrées dans le Centre du pays, 21,08% dans la région Sud et 11,59% dans la région Est. S`agissant des drogues dures, la quantité de cocaïne saisie a augmenté, passant de 1.185,540 grammes au premier trimestre de l'année 2018 à 302.05,074 grammes à la même période de 2019, soit une hausse de 25.407%, selon le même bilan.     En revanche, la quantité d`héroïne saisie a baissé de 93,71%, passant de 17,459 grammes à 1,099 grammes durant la même période de référence. Quant aux substances psychotropes, le bilan relève une augmentation de 28% des quantités saisies, passant de 416.715 à 533.710 comprimés durant cette même période.

     Plus de 11.500 individus impliqués dans des affaires de drogue

 Selon les chiffres avancés par les services concernés, 11.529 individus ont été impliqués dans des affaires liées à la drogue, en baisse de 14,41%, dont 59 étrangers, selon le même bilan qui fait état de 334 personnes en fuite. Les données de l`ONLDT révèlent également que parmi les personnes impliquées, 2.511 sont des trafiquants alors que 5.022 sont des usagers de résine de cannabis et que 2.224 sont des trafiquants de psychotropes et 1.636 autres en sont des usagers. S`agissant du trafic des drogues dures, il concerne 74 trafiquants et 27 usagers de cocaïne et 12 trafiquants et 11 usager d`héroïne. Durant le premier trimestre de l`année en cours, 8.849 affaires ont été traitées contre 10.416 affaires à la même période de l'année 2018, soit une baisse de 15,04%.Sur le total des 8.849 affaires traitées, 2.742 sont liées au trafic illicite de la drogue, 6.099 autres affaires relatives à la détention et à l`usage de drogue, et 8 affaires liées à la culture de cannabis, conclut la même source.

A.A

Pour stopper le phénomène de récession

L’économiste Smaïl Lalmas appelle à lancer un Plan de relance économique « dans les meilleurs délais »

 

A en croire l’économiste Smaïl Lalmas, la crise économique liée à la chute des prix du baril du brut, à laquelle fait face l’Algérie, s’est aggravée, depuis quelques mois, en raison des difficultés rencontrées par nombre d’entreprises à écouler leurs productions.

Accueilli, dimanche, à l’émission L’invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio Algérienne, l’intervenant signale que certaines parmi ces dernières tournent actuellement à 50% de leurs capacités, en raison du blocage de grands projets liés au tarissement des moyens de financement. Celui-ci prévient qu’au cas où cette situation venait à perdurer, les chefs d’entreprises seraient tentés de réduire leurs personnels entrainant « des répercutions terribles sur le chômage et le pouvoir d’achat ». Se refusant à imputer cette situation à la crise politique à laquelle est actuellement confrontée la nation, il considère vital de bloquer « ce sérieux danger » en inaugurant un plan de relance d’urgence, « dans les meilleurs délais ». Parmi les aspects expliquant le manque de confiance manifesté à l’endroit de  l’économie nationale, il fait état de « l’illisibilité politique », des suites, dit-il, de la disparition « des écrans depuis plus six ans », du président de la république, amenant les investisseurs locaux et étrangers à ne prendre aucun risque. Critiquant les discours politiques, ressassés à l’envi, de « diversification économique » pour en finir avec la rente pétrolière, l’invité constate que ceux-ci n’auront finalement donné lieu à aucun résultat palpable, pour la simple raison, explique-il, « qu’il n’y avait aucune feuille de route, ni aucune stratégie ». Pour M. Smaïl Lalmas, il y a nécessité de libérer l’économie et en même temps changer la structure de l’investissement en la réservant à la ressource humaine, la formation et la compétence, mais pour ce faire, ajoute-t-il, il faudrait en passer par la mise en place d’une « direction politique crédible », armée de la confiance des citoyens. Résumant ses propos, il estime qu’en mettant en œuvre les paramètres de « crédibilité, de confiance, de projets et de compétences » il est possible d’attirer nombre d’investisseurs pour inaugurer un modèle économique solide qui reste encore à bâtir.     51354/126/400/172 ttt