Le prix du panier de quatorze pétroles bruts, qui sert de référence à l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), s'est élevé, lundi à 71,21 dollars le baril, contre 70,66 dollars la veille (vendredi), a indiqué mardi l'Opep sur son site web.

 

Introduit en 2005, le panier de référence de pétrole brut de l'Opep (ORB) comprend actuellement le Sahara Blend (Algérie), Girassol (Angola), Djen(Congo),Oriente (Equateur), Zafiro (Guinée Equatoriale),Rabi light (Gabon), Iran Heavy (Iran),Basra Light (Irak), Kuwait Export ( Koweït), Es-Sider (Libye), Bonny Light (Nigéria), Arab Light (Arabie saoudite), Murban (Emirats arabes unis) et Mery (Venezuela). Lundi, les cours du pétrole montaient en cours d'échanges européens avec le regain de tension dans le Golfe après la dénonciation par Ryad et Abou Dhabi d'"actes de sabotage" contre des navires transporteurs d'or noir. Dans l’après-midi, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet valait 72,15 dollars à Londres, en hausse de 1,53 dollar par rapport à la clôture de vendredi. A New York, le baril de WTI pour le contrat de juin gagnait 1,26 dollar à 62,92 dollars. Dans la matinée, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet valait 71,86 dollars à Londres, en hausse de 1,24 dollar par rapport à la clôture de vendredi. A New York, le baril américain de WTI pour le contrat de juin gagnait 90 cents à 62,56 dollars. Tôt lundi, les autorités d'Arabie saoudite ont rapporté des "actes de sabotage" ayant endommagé des navires saoudiens au large des Emirats arabes unis. Dimanche, les Emirats avaient fait état d'"actes de sabotage" contre quatre navires commerciaux de différentes nationalités, à l'est de l'émirat de Fujairah, sans identifier les auteurs mais en qualifiant l'événement de "grave".Les deux alliés n'ont cependant pas émis d'hypothèse sur les responsables de ces actes. Avec "la montée des tensions dans la région, alors que les Etats-Unis s'efforcent de réduire les exportations iraniennes de brut à zéro et de peser sur leur économie, il y a un vrai risque pour le marché pétrolier", a prévenu un analyste. L'Arabie saoudite et ses alliés, dont les Emirats arabes unis, ont affirmé leur volonté d'augmenter leur production si le marché souffrait d'un déficit de l'offre en raison des sanctions américaines, promesses qui avaient attisé la colère de Téhéran. Mais un autre foyer de tension a pris le dessus en cours de séance, celui-là davantage lié à la guerre commerciale entre Pékin et Washington. La Chine a annoncé lundi qu'elle allait augmenter ses droits de douane sur des produits américains représentant 60 milliards de dollars d'importations annuelles, en représailles à des mesures similaires de Donald Trump décidées quelques jours plus tôt. Ce conflit entre les deux premières économies mondiales fait craindre un coup de frein de la croissance mondiale et donc de la demande en pétrole, d'où le recul des cours, bien que celui-ci a été bien moins important que la baisse observée sur les indices boursiers à Wall Street lundi. "Le marché chinois peut souffrir, mais la soif de pétrole de ses consommateurs reste insatiable", a affirmé un analyste. L'Opep et ses partenaires, dont la Russie, décideront fin juin de renouveler ou non leur accord de limitation de la production. Le secrétaire général de l’Opep, Mohamed Barkindo a promis, récemment de "faire en sorte d'éviter toute crise énergétique".

APS