Le FCE espère « davantage d’actions de la part du gouvernement en matière de financement de l’entreprise et de la baisse de la pression fiscale

Le président du Forum des Chefs d’Entreprise ; Ali Haddad, a présidé, le mercredi 2 septembre 2015, la réunion du Conseil exécutif (CE) et du Conseil d’Orientation stratégique (COS) élargie aux membres. Cette nouvelle réunion à laquelle ont pris part prés de 200 membres marque le premier événement de la rentrée sociale pour le FCE. Elle sera suivie de plusieurs autres actions tout au long du second semestre de l’année. Il sera question notamment de l’organisation de la troisième édition de «La journée de l’entreprise»,   de la première édition de « L’université du FCE » et de l’ouverture de plusieurs bureaux de wilayas. A l’Est d’abord au niveau des wilayas de Sétif, Constantine, Annaba et Ouargla. Ensuite au niveau de l’Ouest : Oran, Tlemcen, Mostaganem, Mascara, Chlef, …. M Haddad est revenu sur le plaidoyer du FCE « Pour l’émergence d’une économie algérienne ». Il a expliqué que ce document reflète la réalité des entreprises car recueilli sur la base des travaux des 28 commissions sectorielles du forum. La copie remise au Premier ministre a contribué à la décision du principe d’élaborer une loi de Finances complémentaire pour l’année 2015. Le FCE espère, selon le Président, « davantage d’actions de la part du gouvernement en matière de financement de l’entreprise et de la baisse de la pression fiscale ». En matière de concertation et de dialogue avec les pouvoirs publics, M. Haddad a réaffirmé la disponibilité du FCE à prendre part à la prochaine réunion de la tripartite : « Nous allons assister à cette Tripartite car nous privilégions le dialogue et la concertation. Nous voulons travailler dans un climat apaisé et dans la sérénité. Nous voulons aussi que cette tripartite soit celle des décisions et des actes et qu’elle fasse l’objet d’une véritable feuille de route opérationnelle et consensuelle », a soutenu le Président. Par ailleurs, la conjoncture économique et les dispositions de la LFC 2015 a été longuement débattue. Le Président du FCE a salué, globalement, les mesures prises par les pouvoirs publics au profit des entreprises nationales mais a souhaité que le gouvernement revoie certaines dispositions. Il s’agit, notamment, du taux de l’IBS imposé au secteur des services : «Je comprends parfaitement la déception des chefs d’entreprise de ce secteur. Nous comptons bien interpeller le gouvernement sur cette question. Le secteur des services qui est très important en termes de création d’emplois et de contribution au PIB, ne peut en aucun cas subir le même régime fiscal que les importateurs. Il ne faut pas oublier non plus que nous importons pour plusieurs milliards de dollars de services. Il est donc dans l’intérêt du gouvernement d’encourager les entreprises de services algériennes pour réduire la facture des transferts de devises», a indiqué M. Haddad. Le FCE projette également de sensibiliser les pouvoirs publics sur la TAP. Les opérateurs économiques revendiquent sa suppression. Le Président du FCE a conclu cette réunion en appelant les entrepreneurs à relever le défis du développement de l’économie nationale : « je crois que nous sommes dans le meilleur « timing » pour à la fois saisir l’opportunité de démontrer aux autorités que le secteur privé algérien constitue plus qu’une alternative et pour gagner ce que le gouvernement a appelé la bataille de la croissance ».

A. S.