Plusieurs responsables se sont succédé à la direction générale de Gest-Immo mais aucun d’eux n’a pu créer toutes les conditions nécessaires pour que cette entité joue son rôle principal, à savoir la gestion idoine des cités AADL. 

Progressivement, Gest-Immo n’a pas pu améliorer le cadre de vie des locataires des sites relevant de l’AADL, dix ans après sa création. Il ne se passe pas un jour sans que des actions de protection ne soient organisées devant le siège de cette société par les locataires-acquéreurs. Ils viennent dénoncer les conditions déplorables qui prévalent au quotidien dans leurs cités. Les habitants dénoncent les multiples manquements aux clauses du contrat qu’ils ont paraphé avec la DG de l’AADL, en termes de prestations pour lesquelles ils paient des charges mensuellement. Les locataires se plaignent des pannes récurrentes d'ascenseurs, des lenteurs insoutenables pour l’achat des pièces nécessaires à la réparation des différents appareils et autres équipements, du manque d'hygiène, d’éclairage et d’entretien des bâtiments, de l'absence des gardiens, de l’insécurité, de l’état désastreux de l’étanchéité des immeubles, de bâches à eau inexistantes ou défectueuses, des caves inondées d’eaux usées…D’autres difficultés persistent toujours, dont les interminables pannes des sur presseurs d’eau, des femmes de ménage en poste, mais le nettoyage des paliers et des escaliers n’est jamais assuré. Ce qui pousse souvent les résidents à accomplir eux-mêmes une telle prestation. Et la liste des insuffisances est encore longue.  Des vidéos et des photos postées par les locataires sur les réseaux sociaux illustrent clairement les défaillances enregistrées à l'intérieur et à l'extérieur des immeubles. Crée pour gérer les problèmes de milliers de résidents de ces cités, cette société par actions (SPA) a de plus en plus eu des difficultés à s'acquitter correctement de sa tâche. Les habitants de ces cités ont souvent soulevé l’épineux problème de l’ascenseur. Ils restent de longs mois durant sans profiter des bienfaits de cette machine. Tous les sites sont dotés de deux ascenseurs mais les gérants ne font fonctionner qu’un seul et qui souvent tombe en panne. La DG de Gest-Immo reçoit régulièrement des délégués des locataires protestataires mais ces entrevues s’avèrent à chaque fois vaines. Car, les dirigeants s’avouent incapables de résoudre toute cette panoplie de problèmes. Leur réponse résume parfaitement leur incapacité à assumer leurs responsabilités. Ils dégagent souvent une certaine nonchalance à vouloir prendre en charge les doléances des locataires qui, entre temps, continuent à payer pour des prestations inexistantes… L’on ressent une volonté délibérée de la part de la tutelle de ne plus compter sur cette entreprise de gestion qui, en réalité… ne gère rien ! Pis encore, une velléité de laisser les choses traîner est clairement affichée par les responsables. Face à tous ces soucis, l’AADL tente de calmer la colère des résidents en soustrayant le montant des prestations inaccomplies, des loyers mensuels. Ce qui prouve encore plus son incapacité à gérer ses sites. Plusieurs fois, les locataires ont menacé de ne plus payer les charges pour des prestations dont ils n’ont pas bénéficié.

  1. M.