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Catégorie : Actualite

Le président du Comité olympique et sportif algérien (COA) Mustapha Berraf s'est montré, à Alger, sceptique sur l'utilité d'une ouverture d'un centre de contrôle antidopage en Algérie, arguant notamment que ce projet serait trop coûteux.

"Les tests antidopage que nous effectuons actuellement à l'étranger nous reviennent à seulement 300 euros l'unité. Or, si nous ouvrons un centre antidopage en Algérie, le même test nous reviendrait à plus de 1000 euros l'unité" a expliqué le président du COA au Forum du journal El Moudjahid. Berraf a indiqué par la suite que le fonctionnement d'un centre antidopage en Algérie implique l'importation d'un kit et d'un réactif pour chaque test antidopage, coûtant 300 euros chacun, sans oublier les frais d'envoi, sous scellés et par courrier express (DHL, ndlr). "La manière avec laquelle nous procédons actuellement est donc nettement plus économique et c'est pour cela que le COA considère que le mieux pour nous serait de continuer à procéder de la sorte" a encore suggéré Berraf. Le ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS), dans le cadre de sa campagne de lutte contre le dopage, plaide depuis 2004, sous l'ère du ministre Yahia Guidoum, pour la création d'un centre antidopage en Algérie.   Un projet qui fut lancé un peu plus tard, à travers la pose des premières fondations, mais qui n'a jamais vu le jour. L'ancien ministre des Sports, Mohamed Tahmi, a décidé de relancer le projet pendant son mandat, mais là encore, la livraison a pris du retard. Au moment où des voix s'élèvent pour connaître la date exacte à laquelle sera livré ce projet, le président du COA, Mustapha Berraf, a réitéré son désaccord.

APS