Le nouveau ministre saoudien de l'Energie, le prince Abdel Aziz ben Salmane, s'est déclaré favorable hier à la poursuite de la politique de baisse de la production de pétrole, alors que les principaux producteurs s'apprêtent à s'emparer du sujet.

 

Dans ses premières déclarations depuis sa nomination dimanche par son père le roi Salmane, le ministre a souligné que la politique pétrolière de son pays, qui assure le tiers de la production de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), ne connaîtrait pas de changement de cap. "Les bases de notre politique pétrolière sont définies d'avance et elles ne vont pas changer", a déclaré le ministre à la télévision à capitaux saoudiens Al-Arabiya, en marge d'une conférence sur l'Energie à Abou Dhabi. Une "baisse de la production bénéficiera à tous les membres de l'Opep", a-t-il souligné. Les principaux pays producteurs de pétrole doivent évoquer jeudi à Abou Dhabi de nouvelles baisses de la production pour soutenir les prix. Le prix du baril de Brent se situe actuellement autour de 60 dollars contre plus de 75 dollars il y a un an et après avoir chuté à 50 dollars fin 2018. Lundi il a été légèrement stimulé par les déclarations saoudiennes, selon des analystes. Un groupe dirigé par l'Arabie saoudite, chef de file de l'Opep, et la Russie --non membre de ce cartel-- cherche à équilibrer le marché pétrolier, moribond malgré les baisses de la production et de l'offre en provenance d'Iran et du Venezuela, sous sanctions américaines. Au niveau technique, c'est le Comité ministériel conjoint de suivi, qui rassemble des pays membres et non membres de l'Opep (Opep+) qui va examiner jeudi le degré de respect par chaque pays de l'accord conclu fin 2018 pour réduire l'offre. Le prince Abdel Aziz, demi-frère du puissant prince héritier Mohammed ben Salmane, est le premier membre de la famille royale à assumer le poste de ministre de l'Energie. Il a remplacé Khaled al-Falih, un fonctionnaire chevronné, au moment où le royaume, premier exportateur mondial de pétrole, prépare l'introduction en bourse du géant pétrolier d'Etat Aramco. Cette opération entre dans le cadre d'un plan de réforme initié par le prince héritier saoudien visant à permettre au royaume d'engranger quelque 100 milliards de dollars (plus de 90 milliards d'euros). Initialement prévue en 2018, l'entrée en Bourse d'Aramco a été repoussée en raison de conditions de marché défavorables. "Le prince Abdel Aziz est très expérimenté et travaille dans le secteur de l'énergie depuis des décennies", a déclaré Giovanni Staunovo, analyste chez UBS Group AG à Zurich à Bloomberg News. "Ses commentaires d'aujourd'hui suggèrent qu'on ne devrait pas s'attendre à des changements majeurs de la part du royaume, qui veut toujours voir les stocks de pétrole chuter", a-t-il ajouté. Dans d'autres déclarations à la presse, le prince Abdel Aziz a souligné que son pays continuerait à collaborer avec les autres producteurs pour "stabiliser le marché mondial". L'OPEP+ a décidé fin 2018 de réduire sa production alors que la faiblesse de l'économie mondiale et l'abondance de la production américaine d'huile de schiste risquaient d'entraîner un surplus sur les marchés. Auparavant, ces mesures avaient généralement permis de faire grimper les prix. Mais ces derniers mois, les cours ont baissé, même après la décision en juin de l'Opep+ de prolonger de neuf mois l'accord sur la réduction de la production. Un nouveau facteur est entré en jeu: le différend commercial entre les deux plus grandes économies du monde la Chine et les Etats-Unis. Le prince Abdel Aziz a estimé que le conflit, qui a provoqué des craintes d'une récession mondiale, a jeté un "brouillard" sur le marché pétrolier. Lors d'une conférence de presse dimanche à Abou Dhabi, le ministre émirati de l'Energie et de l'Industrie Souheil al-Mazrouei a également reconnu l'effet de ces tensions sur le marché du pétrole. "Mais je ne suggérerais pas de nous lancer dans des coupes (de la production) à chaque fois qu'il y a un problème de tensions commerciales", a-t-il déclaré, ajoutant que l'OPEP+ ferait "le nécessaire" pour rééquilibrer le marché.

  1. B.

 

 

Conformément aux dispositions de l'article 92 de la Constitution.

Le chef de l'Etat opère un mouvement au sein des chefs de sûreté de 40 wilayas

Le chef de l'Etat, Abdelkader Bensalah a opéré, dimanche, un mouvement au sein des chefs de sûreté de wilaya, ayant touché 40 postes, conformément aux dispositions de l'article 92 de la Constitution.

La Présidence de la République a indiqué, dans un communiqué, que "conformément aux dispositions de l'article 92 de la Constitution, le chef de l'Etat Abdelkader Bensalah a opéré, ce dimanche, un mouvement au sein chefs de sûreté de wilaya, ayant touché quarante (40) postes.

Ont été nommés MM.:

1- Badis Nouioua, chef de sûreté de la wilaya de Chlef,

2- Zoubir Bechkit, chef de sûreté de la wilaya de Laghouat,

3- Kamel Laouar, chef de sûreté de la wilaya d'Oum el Bouaghi,

4- Abdelkader Rebai, chef de sûreté de la wilaya de Batna,

5- Taher Benazoug, chef de sûreté de la wilaya de Bejaïa,

6- Youcef Admane, chef de sûreté de la wilaya de Biskra,

7- Nasreddine Djakboub, chef de sûreté de la wilaya de Bechar,

8- Azzedinne Tamine, chef de sûreté de la wilaya de Blida,

9- Kamel Benamirouche, chef de sûreté de la wilaya de Bouira,

10- Tourki Khaldoune, chef de sûreté de la wilaya de Tamanrasset,

11- Mohamed Boubata, chef de sûreté de la wilaya de Tébessa,

12- Rachid Boutira, chef de sûreté de la wilaya de Tlemcen,

13- Karim Heddadou, chef de sûreté de la wilaya de Tiaret,

14- Madjid Aknouche, chef de sûreté de la wilaya de Tiziz Ouzou,

15- Mohamed Bettache, chef de sûreté de la wilaya d'Alger,

16- Abdelouahab Karek, chef de sûreté de la wilaya de Djelfa,

17- Djamel Eddine Bessoltane, chef de sûreté de la wilaya de Jijel,   

18- Mohamed Salah Zeghadnia, chef de sûreté de la wilaya de Sétif,

19- Djillali Douissi, chef de sûreté de la wilaya de Saida,

20- Zouhir Bourbai, chef de sûreté de la wilaya de Skikda,

21- Abderrahmane Boucheneb, chef de sûreté de la wilaya de Sidi-bel-Abbès,

22- Abdelhakim Allali, chef de sûreté de la wilaya de Médéa,

23- Mahmoud Hamouni, chef de Sûreté de la wilaya de Mostaghanem,

24- Mohamed Hassaine, chef de Sûreté de la wilaya de M’Sila,

25- Abdelghani Bettioui, chef de Sûreté de la wilaya de Mascara,

26- Mohamed Chakour, chef de Sûreté de la wilaya d’Oran,

27- Amer Amor, chef de Sûreté de la wilaya d’El Bayadh,

28- Mohamed Aliouat, chef de Sûreté de la wilaya d’Illizi

29- Farid Gouassem, chef de Sûreté de la wilaya de Bordj Bou Arreridj

30- Fouad Chorfia, chef de Sûreté de la wilaya d’El Taref,

31- Mohamed Aoun, chef de Sûreté de la wilaya de Tindouf,

32- Mohamed Messabis, chef de Sûreté de la wilaya de Tissemsilt,

33- Mokhtar Kaabiche, chef de Sûreté de la wilaya d’El Oued,

34- Nacer Eddine Bentaya, chef de Sûreté de la wilaya Souk-Ahras,

35- Rafik Terfas, chef de Sûreté de la wilaya de Tipaza,

36- Nacer Eddine Benhamadou, chef de Sûreté de la wilaya de Mila,

37- Brahim Ben Baizid, chef de Sûreté de la wilaya de Naâma,

38- Djamel Eddine Tayeb, chef de Sûreté de la wilaya d’Ain Temouchent,

39- Mourad Zenati, chef de Sûreté de la wilaya de Ghardaïa,

40- Tidjani Zerrouk, chef de Sûreté de la wilaya de Relizane.