Le chef de l'Etat, Abdelkader Bensalah, a réaffirmé, mardi, en recevant le Premier ministre, Noureddine Bedoui, la nécessité de rationaliser les dépenses dans la loi de Finances 2020, tout en en continuant à protéger les revenus des catégories vulnérables et à préserver leur pouvoir d'achat.

Lors de cet entretien, qui s'inscrit dans le cadre du suivi des activités du Gouvernement et l'examen de la situation politique et socio-économique du pays, le Premier ministre a présenté au chef de l'Etat un exposé sur l'avancement dans la préparation de l'avant-projet de loi de Finances 2020 (PLF 2020), soulignant les nouvelles dispositions proposées par le Gouvernement, visant "une meilleure maitrise de la dépense publique, la réduction du déficit budgétaire et de la consommation des réserves de change", indique un communiqué de la présidence de la République.Bedoui a évoqué, dans le cadre de cet exposé "la proposition du Gouvernement concernant un possible recours au financement extérieur, auprès des institutions financières mondiales de développement, en vue de financer les projets économiques structurels et rentables". Le Premier ministre a abordé, également, d'autres dispositions prévues dans l'avant-projet de loi de Finances 2020, inhérentes à l'amélioration du système fiscal et le recouvrement fiscal, notamment à travers la proposition d'instaurer des impôts et des taxes sur la fortune et les propriétés, outre la mise en place des mesures incitatives et l'exonération des start-up, et la levée des restrictions aux investissements dans les secteurs non stratégiques, et à certaines opérations d'importation, dont celle des véhicules utilisés (d'occasion). Au volet social, M. Bedoui a exposé les mesures arrêtées par le Gouvernement pour la réunion des conditions de la rentrée sociale et scolaire, outre la rentrée universitaire 2019-2020, a ajouté le communiqué. Après avoir écouté cet exposé, le chef de l'Etat a instruit le Gouvernement d'"approfondir la réflexion sur les moyens de rationaliser les dépenses dans le cadre de l'élaboration de la loi de Finances 2020", mettant l'accent sur "la nécessité de veiller à la protection des revenues des catégories vulnérables et de la préservation de leur pouvoir d'achat, dans le cadre de la politique sociale de l'Etat, qui est l'un des fondements des politiques publiques de l'Etat algérien". Se félicitant des mesures proposées par le Gouvernement dans l'avant-projet de loi de Finances 2020 pour l'encouragement des start-up à travers leur exonération et la facilitation de leur accès au foncier, M. Bensalah a exhorté le Gouvernement à "examiner de nouvelles formules pour élargir le soutien en faveur de cette catégorie et instaurer des mesures d'accompagnement au profit des jeunes porteurs de projets, notamment les diplômés universitaires, dans le cadre de la concrétisation de la politique de l'Etat visant l'intégration des jeunes, procédant de la conviction que l'élément humain est la base de chaque progrès et levier  de l'économie nationale", précise la même source. En conclusion, le chef de l'Etat a instruit les membres du Gouvernement à "intensifier le suivi sur terrain du déroulement de la rentrée sociale et scolaire, et à veiller à la bonne préparation de la prochaine rentrée universitaire", conclut le communiqué de la Présidence.Reposant sur des perspectives prudentes des recettes de fiscalité pétrolière à la lumière de la conjoncture marquée par l'instabilité des marchés des hydrocarbures, le PLF 2020 prévoit outre le maintien de la politique sociale de l'Etat, une croissance économique relative et une grande rationalisation des importations des biens et  services avec un taux d'inflation maitrisé.De ce fait, les dépenses publiques connaitront en 2020 une baisse de -9,2 %, due à la baisse des dépenses de fonctionnement (près de -1,2 %) et des dépenses d'équipement (-20,1 %), et ce après les opérations de régulation et d'encadrement des dépenses de l'Etat. Quant aux recettes publiques et en dépit de la hausse qu'elles ont enregistrée, soit 5,3 % pour la fiscalité ordinaire, elles connaitront, de façon générale une baisse de -8,3 % en raison de la fiscalité pétrolière qui atteindra 2.200,3 milliards de dinars en 2020.Concernant les dispositions législatives et fiscales proposées, elles s'inscrivent dans le cadre de la consécration de l'efficacité du système fiscal à travers notamment le renforcement de l'attractivité de l'économie nationale avec la levée des restrictions prévues dans le cadre de la règle 49/51 % appliquée aux investissements étrangers en Algérie et touchant les secteurs non stratégiques et la possibilité de recourir, de façon sélective, au financement étranger auprès des institutions financières mondiales de développement en vue de financer les projets économiques structurels et rentables avec des montants et des délais conformes à la rentabilité de ces projets et leur solvabilité. L’avant-projet de loi de finances 2020 ouvre la possibilité, pour les citoyens résidents, d'importer des véhicules touristiques de moins de trois ans et ce à leur propres frais, ces derniers devant respecter les normes et standards internationaux, notamment en matière de protection de l'environnement,

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