La production halieutique enregistrée sur le littoral algérois a dépassé  2.300 tonnes lors des neuf (9) premiers mois de l'année en cours, dont 1900 tonnes de poissons bleus, a indiqué la Directrice de la Pêche de la wilaya d'Alger, Rabia Zerrouki.

 

Dans une déclaration à l'APS, Mme. Zerrouki a précisé que la quantité poissons pêchés sur la côte algéroise a dépassé 2330 tonnes durant la période allant de janvier à septembre 2019, indiquant que l'espèce "poissons bleus" vient en tête de la récolte avec quelques 1985 tonnes, suivie des "poissons blancs" avec 155 tonnes, les crustacés avec 101 tonnes, et les mollusques, classées dans la même case des requins et des espadons avec 90 tonnes. Sur les 2330 tonnes de poissons destinés à la consommation à travers les marchés locaux, environ 17 tonnes ont été réservés à l'exportation et aux unités de transformation et de conservation, a-t-elle expliqué. A noter que le volume des poissons pêchés sur la côte algéroise s'est élevé à 4220 tonnes en 2018, contre 4400 tonnes en 2017 (le plus haut niveau), soit une hausse de 45% par rapport à 2016 où 3065 tonnes ont été pêchées, et 3320 tonnes en 2015. La Direction de la Pêche et des Ressources halieutiques de la wilaya d'Alger mise sur "le retour progressif à la biodiversité marine" sur la côté algéroise, pour atteindre de plus hauts niveaux, à travers notamment la supervision continue et le suivi des développements des récifs artificiels installés récemment au large des plages de Club des pins et de Surcouf (Ain Taya). De surcroît, l'opération de contrôle du récif d'Ain Benian, mis en place depuis environ une année, se poursuit en collaboration avec l’Ecole nationale supérieure des sciences de la mer et de l’aménagement du littoral (ENSSMAL) et du club de plongée sous-marine "El Morjane", dans la même commune, une première structure du genre à Alger pour les ressources halieutiques. Constituant un aspect divertissant pour les amateurs de la plongée sous-marine et de la pêche, ces récifs contribueront à endiguer l'impact négatif de l'homme sur l'écosystème marin, avec en prévision une hausse certaine de la réserve des ressources halieutiques sur la côte algéroise, devant varier entre 55.000 et 83.000 tonnes de poissons par an, selon les dernières statistiques des services de la wilaya.

R.N