Le secrétaire général de l'Opep a plaidé jeudi pour davantage de sécurité autour des infrastructures de production pétrolière, un mois après les frappes contre deux sites en Arabie saoudite, lors d'une conférence du secteur à Londres.

"La sécurité des infrastructures d'énergie dans le Royaume (d'Arabie saoudite) et partout ailleurs devrait être relevée à de hauts niveaux," a  expliqué Mohammed Barkindo au dernier jour du cycle de conférences Oil and Money. Le secrétaire général de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a rappelé que si le niveau de production était décidé par les pays membres, en toute souveraineté, ces derniers tenaient toutefois aussi compte des besoins des marchés mondiaux. La veille, à la même tribune, le patron du géant pétrolier saoudien Aramco Amin Nasser avait déploré l'absence d'action internationale pour empêcher de potentielles nouvelles attaques contre des installations pétrolières. "L'absence de volonté internationale pour prendre des mesures concrètes  risque d'encourager les agresseurs et en effet d'augmenter les pesant sur la sécurité énergétique mondiale," avait-il affirmé. Le 14 septembre, des frappes contre deux sites dans l'est de l'Arabie saoudite, le plus gros exportateur mondial du pétrole, avaient entraîné une chute brutale de sa production et avaient fait brièvement bondir les prix du brut de 20%. Ils sont depuis retombés sous leur niveau d'alors.

APS