Les importations algériennes de céréales ont dépassé 2,11 milliards de dollar, durant les neuf premiers mois de 2019, contre plus de 2,40 milliards dollars au cours de la même période en 2018, en baisse de plus de 12%, a-t-on appris auprès de la direction générale des Douanes (DGD).

De janvier à septembre 2019, les importations des céréales, qui ont représenté 34,15% de la facture globale des importations, ont enregistré ainsi une baisse de 290,34 millions de dollars, soit 12,06%, selon les données statistiques de la direction des études et de la prospective des Douanes (DEPD). Cette tendance baissière des importations des céréales est appelée à se poursuivre dans le futur, encouragée par une importante production nationale réalisée durant la campagne 2018-2019, notamment pour l'orge et le blé dur. Elle est aussi le fruit des mesures prisent par le gouvernement afin de rationaliser les importations notamment du blé tendre, a précisé la même source. Ces mesures ont permis de cerner les véritables besoins du marché national en blé tendre, fixés à 4 millions de tonnes au lieu de 6,2 millions de tonnes qui étaient importées chaque année. Pour rappel, le gouvernement est déterminé à impulser et développer la filière céréalière pour assurer la sécurité alimentaire du pays et renoncer graduellement à l'importation, tout en ouvrant des perspectives d'exportation dans l'avenir. Cela a été souligné, le 4 novembre en cours, par le Premier ministre, Noureddine Bedoui, lors d'une réunion interministérielle consacrée à l'examen du Programme de développement de la filière céréalière, notamment dans le Sud et les Hauts plateaux. De son côté, le ministre de l'Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Cherif Omari avait relevé, durant la même occasion, une "hausse considérable" des niveaux actuels de la production atteignant 56,3 millions de quintaux. Le ministre a, également, évoqué l'impact "très positif" des mesures décidées par le gouvernement en matière de rationalisation des importations de céréales dans le cadre de la régulation des importations et la préservation des réserves nationales en devise, citant notamment l'essor qualitatif qu'a connu la production du blé dure avec 32 millions de quintaux.

APS