Le partenariat reste le "meilleur moyen" pour transférer les technologies et le savoir-faire dans le domaine de l'efficacité énergétique, a affirmé à Alger la secrétaire générale du ministère de l’Energie, Fatma-Zohra Cherfi.

 

Dans une allocution à l'ouverture de la 2ème "Journée algéro-allemande de l'énergie", Mme Cherfi a indiqué que "les partenariats stratégiques restent le meilleur moyen pour garantir un transfert de technologie et de savoir-faire", tout en impliquant les institutions et les organismes spécialisés en recherche et développement. Mme Cherfi a estimé que la "Journée algéro-allemande de l'énergie" constitue "un jalon important pour l'évaluation du travail accompli en cette troisième année de mise en œuvre du partenariat énergétique algéro-allemand dans les domaines des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique. "Ce partenariat vise à mettre les expériences de la transition énergétique engagée par l'Allemagne au profit des partenaires algériens afin de soutenir l'Algérie dans sa politique énergétique", a-t-elle ajouté. A ce titre et sur la base d'une approche participative, il a été possible durant les trois premières années de sa mise en œuvre, de réaliser des actions concrètes en matière de transfert de savoir-faire , de développement d'expertise, de maitrise des technologies, et la formation", a souligné la responsable. Elle a ajouté que cet évènement témoigne d'une volonté commune d'encourager des partenariats fructueux dans les domaines de l’efficacité énergétique et de l'économie énergétique. Ces domaines dans lesquels, a-t-elle poursuivi, l'Algérie s'est fixée des objectifs ambitieux et a confirmé son engagement du déploiement à plus grande échelle de cette filière, comme en témoigne la création très récente du Commissariat aux énergies nouvelles et à l'efficacité énergétique. Elle a relevé, dans le même contexte, que les énergies renouvelables prennent une place de plus en plus importante dans le mix énergétique mondial ajoutant que leur généralisation avec la baisse des couts en fait désormais des alternatives de choix pour la diversification énergétique et économique. "Le monde connait de profondes mutations et des changements continus dans tous les domaines induits par des ruptures technologiques, des considérations environnementales et par l'évolution de mode de vie qui impactent, en bout de chaine, le modèle de consommation énergétique", a tenu à préciser la responsable. "C'est dans ce contexte que le secteur de l'énergie est chargé de mener une politique de diversification du mix énergétique du pays et de satisfaction de ses besoins à long terme , tout en continuant à être un exportateur d'hydrocarbures afin de contribuer au financement du développement socio-économique du pays", a expliqué Mme Cherfi. Ce défi sera relevé à travers l'effort soutenu et continu dans les hydrocarbures mais aussi et surtout grâce au développement des énergies renouvelables et à la maitrise de la consommation domestique de l'énergie" selon la responsable. Elle a ajouté que l'Algérie par sa géographie dispose d'un potentiel "très élevé" en ressources énergétique renouvelables, particulièrement le solaire, mais aussi l'éolien et dans une moindre mesure les autres sources. La directrice-adjointe des relations énergétiques internationales au ministère allemand de l'Economie et de l'Energie, Ellen Von Zitzewitz, a qualifié, de son côté, cette seconde édition de "très importante", car elle permet d'échanger les expériences et le savoir-faire dans les domaines des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique entre les deux partenaires algériens et allemand. "C'est un partenariat très spécial entre les deux pays surtout que 45% de l'électricité en Allemagne est produite à partir des énergies renouvelables, et principalement éolienne", a ajouté la responsable. Elle a tenu à ajouter que l'utilisation des énergies renouvelables permettra la diminution des coûts de l'électricité et aussi la création de nombreux postes de travail.

S.A.