La création dans la partie sud de l'Algérie, de dix nouvelles wilayas de plein exercice et de 44 circonscriptions administratives, lesquelles seront animées par des walis délégués, tendent à faire bénéficier les régions qu’elles vont couvrir, d’infrastructures publiques de proximité et de programmes de développement.

Ces wilayas sont celles de Bordj Baji Mokhtar, In Salah, Djanet, In Guezzam, El M’Ghaïr, Touggourt, Beni Abbés, Timimoun, Oulad Djellal, et El Meniaa. S’exprimant, lundi, à l’émission L’Invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio Algérienne, le directeur général des libertés publiques et des affaires juridiques du ministère de l’Intérieur précise que les circonscriptions où seront représentés tous les services de l’Etat, n’assumeront plus la fonction de directions déléguées qui était la leur auparavant. Concernant la nouveauté pour ces dix nouvelles wilayas, M. Abderrahmane Seguini indique qu’il y figurera également « la partie politique », c'est-à-dire celle où par le biais d'assemblées élues, les populations pourront directement s'impliquer dans leur gouvernance. Il précise, d'autre part, qu’au travers de la création de ces structures, ce sont les lignes directrices du schéma national d’aménagement durable du territoire, en phase de réflexion depuis 2009, qui vont commencer à prendre forme sur le terrain. A propos du financement de ces dernières, l’intervenant assure qu’il n’y aura aucune difficulté à l'assurer, rappellant au passage qu’un « effort financier » avait déjà été consenti au bénéfice des circonscriptions administratives. Pour ce qui a, par ailleurs, trait à l’activation du Code des finances et de la fiscalité locale, dont la création avait été annoncée dix années auparavant,  M. Seguini signale que les lignes directrices de celui-ci ont été dégagées et qu’il ne resterait plus qu’à constituer un Comité Ad-hoc pour le rendre opérationnel.