Les parents sont "plus sensibilisés" actuellement quant à la nécessité de faire vacciner leurs enfants contre la rougeole, a assuré, mercredi à Alger, le président de la Société algérienne de Pédiatrie, le Pr Abdelatif Bensenouci, insistant sur la "dangerosité" de cette pathologie infantile.

"Cette année, les parents sont plus sensibilisés sur l’importance de la vaccination. Ils ont compris qu’il fallait se remettre à faire vacciner leurs enfants par exemple contre la rougeole, à la suite des cas de décès enregistrés en 2018", a déclaré à l’APS, le Pr Bensenouci en marge du 40 é Congrès national de pédiatrie. Le spécialiste a précisé que les jeunes couples étaient jusque-là "réticents" à faire vacciner leur progéniture en raison du fait qu'"ils n’ont pas connu les conséquences de cette pathologie dévastatrice par le passé". Ce qui les a amenés, a-t-il poursuivi, à adopter une attitude d’optimisme béat" alors que cette maladie "peut être très grave". Et d’argumenter en se référant aux données de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) selon lesquelles 5000 décès ont été enregistrés pour la seule année 2018 en République démocratique du Congo, rappelant que l’Algérie en a comptabilisé 16 cas durant la même année. S’agissant de l’ordre du jour de cette rencontre de deux jours, le président de la Société savante a expliqué que celle-ci s’inscrit dans le cadre de "la formation continue" des jeunes pédiatres notamment, et abordera des thématiques comme les encéphalites aigues, lesquelles représentent un "problème majeur de santé publique". Tout aussi fréquents, les accidents domestiques seront également débattus par les participants, a-t-il ajouté, notant que "la plupart des accidents mortels surviennent à domicile", en raison de la proximité des enfants avec les produits caustiques, les médicaments, les ustensiles de cuisine et articles l’ectroménagers en usage entrainant des brûlures et autres électrisations, etc. "Le domicile est l’endroit le plus dangereux pour l’enfant car celui-ci est toujours dans l’entourage de la maman", observe-t-il, insistant sur l’importance pour les médecins de "sensibiliser" cette dernière sur "la vigilance" à observer pour éviter ce type d’accidents, tout en déplorant "l’inexistence" de données chiffrées sur l’ampleur de ce problème. Outre ces questions, le congrès abordera des pathologies tout aussi récurrentes, à savoir les affections respiratoires aigues, les rhinopharyngites, les otites, les bronchiolites, a indiqué le Pr Bensenouci, notant  qu’une "épidémie" concerne actuellement ces dernières et qu’il est préconisé de la "traiter car pouvant être grave".

S.A