La nouvelle politique vise, entre autres, à substituer les importations par une production nationale diversifiée, à promouvoir l'exportation, à éradiquer le phénomène de la surfacturation à l’importation et à assurer enfin l’équilibre de la balance des paiements.

 

 

La politique commerciale nationale a connu jusque-là un dysfonctionnement dans l'encadrement du commerce extérieur, une défaillance imputable au déficit chronique de la balance commerciale du fait de la hausse considérable de la facture des importations et d'une faible contribution des exportations hors hydrocarbures.  Afin de redresser cette situation grandement préjudiciable à l’économie nationale, l’intervention du gouvernement sera orientée, en priorité, sur la mise en place urgente d’une nouvelle politique commerciale, qui s'articulera autour de deux principaux axes, à savoir la promotion des exportations et la rationalisation des importations, sans pour autant impacter la satisfaction des besoins des citoyens. Cette nouvelle politique vise également à substituer les importations par une production nationale diversifiée, à promouvoir l'exportation, à éradiquer le phénomène de la surfacturation à l’importation et à assurer enfin l’équilibre de la balance des paiements. Par ailleurs, le gouvernement s’engage fermement à encourager et à accompagner la promotion des exportations hors hydrocarbures, en apportant les appuis nécessaires aux opérateurs économiques dans l’amélioration de leur compétitivité et la création, en tant que de besoin, des consortiums d’exportation. « La promotion des exportations doit se traduire par des mesures de mise à niveau des différents textes législatifs et réglementaires régissant et encadrant l’acte de l’export y compris le troc, basée sur une approche de simplification et d’amélioration des procédures » souligne le plan d’action. Ce dernier évoque, également la réalisation de zones franches au niveau des wilayas frontalières du Sud, la création de plateformes logistiques dédiées à l’exportation, la mise en place de mesures incitatives inhérentes aux zones économiques spéciales et la création de grands centres d’expositions. Les activités du Conseil national consultatif pour la promotion des exportations seront relancées et le rôle de la diplomatie économique au service des entreprises exportatrices sera renforcé. Par ailleurs, le gouvernement envisage d’engager une profonde évaluation et révision des accords de libre-échange existants. A ce titre, annonce le gouvernement, il sera procédé à la définition des critères pour la conclusion de nouveaux accords commerciaux préférentiels ; à l’évaluation des accords multilatéraux et bilatéraux (accord d'association avec l'Union européenne, grande zone arabe de libre-échange, accord préférentiel avec la Tunisie) ; à la finalisation de l'adhésion de l'Algérie à la Zone de libre échange commercial africain (ZLECAF) ; à l’évaluation du processus d'accession de l'Algérie à l'OMC  et à la  la mise en œuvre de la stratégie nationale des exportations. Dans le cadre de l’assainissement de la sphère commerciale, le gouvernement envisage d’axer ses efforts dans ce domaine au titre des cinq prochaines années autour de deux axes fondamentaux. Le premier concerne l’organisation et l’encadrement du commerce intérieure, dont les principaux objectifs consistent, notamment, en la lutte contre le commerce informel, l'assainissement du marché et la moralisation de l'acte de commerce. Parmi mesures prioritaires retenues, le plan d’action liste, entre autres, l’absorption du commerce informel et l’intégration des intervenants dans le tissu commercial légal et la mise en place d'un programme d'urgence portant sur l'exploitation de 625 marchés couverts et de proximité inexploités, l’achèvement de la réalisation des marchés de gros à vocation régionale ainsi que le développement de la grande distribution. Le document cite, aussi, l’élaboration d'un schéma directeur national d'implantation des équipements commerciaux, la numérisation des opérations, l’interconnexion avec les secteurs impliqués dans l’acte commercial et la généralisation de l’e-Paiement et la refonte du dispositif relatif au remboursement des frais de transport des Wilayas du Sud. Le deuxième axe porte sur La modernisation et le renforcement de l'outil de contrôle.

A. S.