Les cours de l’or noir continuent leur progression graduelle, dont le brut de l’OPEP soutenus par des signes d’amélioration de la demande mondiale et les réductions volontaires importantes des membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et leurs alliés.

Après un mois difficile, durant lequel, les prix de pétrole ont connu une forte baisse, en raison de la chute libre de la demande mondiale, les cours commencent à s’améliorer graduellement dans un marché qui s’attend à une reprise graduelle de la demande mondiale de l'or noir et une baisse de l’offre. Le panier de l’OPEP, constitué de prix de référence de 14 pétroles brut a terminé la semaine écoulée à près de 27 dollars, après avoir chuté à des niveaux très bas en avril dernier. Ce panier de référence de l'OPEP (ORB) s'élevait à 26, 54 dollars le baril vendredi, contre 24,93 dollars jeudi, selon les données de l'Organisation publiées lundi sur son site web. En avril dernier, la valeur de l'ORB avait baissé de 48% ou 16,26 dollars, pour s'établir à 17,66 dollars le baril, le point mensuel le plus bas depuis décembre 2001. "Toutes les valeurs des composants de l'ORB ont continué de baisser fortement en avril en raison de l'excédent important du marché, de la disponibilité croissante des cargaisons invendues, des baisses des prix de vente officiels(OSP) et des remises importantes sur les différentiels bruts des composants du panier", avait expliqué l’OPEP dans son dernier rapport mensuel. Lundi matin, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet valait 33,70 dollars, en hausse de 3,69% à Londres, tandis que le baril américain de WTI pour livraison en juin grimpait de 5,30% à New York par rapport à la clôture de vendredi, à 30,99 dollars. Les prix sont portés par des signes encourageant pour la demande de l’or noir, les réductions volontaires de l’OPEP + en plus de nouvelles baisses annoncées par les membres de l’Organisation et la baisse (involontaire) de la production aux Etats-Unis. Vendredi, les statistiques officielles de la production industrielle en Chine ont fait état d’un rebond en avril à +3,9%, une première depuis le début de l'année et le signe d'un retour progressif à la normale dans le premier pays à avoir été touché par l'épidémie de Covid-19. Selon des analystes, il s’agit d’un signe encourageant pour l’amélioration de la demande mondiale, sachant que de nombreux pays dans le monde poursuivent lundi leur dé-confinement progressif. Pour la demande de brut de l'OPEP, l’Organisation s’attend à ce qu’elle soit de 24,3 mb / j en 2020. soit 5,6 mb / j de moins que le niveau de 2019 .Elle s'était établie en 2019 à 29,8 mb / j, soit 1,2 mb / j de moins qu'au niveau de 2018. Malgré cette baisse, l’OPEP prévoit une "amélioration" de la demande de son pétrole brut en 2020 et une accélération de rééquilibrage du marché pétrolier, en raison des réductions supplémentaires annoncées récemment par plusieurs pays membres de l'OPEP, au-delà de leurs engagements volontaires au titre du l’accord de baisse de production conclu le 12 avril dernier. Il s’agit de l'Arabie Saoudite, qui annoncé une baisse d’un million de barils supplémentaires par rapport à ce qui a déjà été convenu, suivie des Emirats arabes unis qui se sont engagés à retirer jusqu'à 100 000 barils, puis le Koweït, avec une réduction de 80 000 barils par jour. Avec l’entrée en vigueur de l’accord de baisse de production pétrolière le 1er mai dernier avec une réduction de 9,7 mb/j pour une période de deux mois, plusieurs pays de l’OPEP ont affirmé leur engagement envers l'accord volontaire d'ajustement de la production conclu lors des 9e et 10e réunions ministérielles extraordinaires de l'OPEP et non-OPEP les 9 et 12 avril respectivement par vidéoconférence. C’est le cas de l’Algérie qui assure la présidence de la Conférence de l’OPEP en annonçant jeudi qu’elle avait réduit sa production de pétrole en totale conformité avec l’Accord du 12 avril. A cette occasion, le ministre de l’Energie et Président de la Conférence de l’OPEP, Mohamed Arkab a exprimé sa ‘’confiance que tous les pays signataires de l’Accord respecteront les engagements pris".

R.N.