Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Acheuk Youcef Chawki a fait état, à Alger, d’un projet de dispositif portant octroi de "congé pour création d’entreprise" au profit des travailleurs salariés désirant créer leur propre activité, et ce, dans le cadre de la promotion de l’entrepreneuriat.

Ce nouveau dispositif tend à octroyer un "congé pour création d’entreprise" dans la cadre de la promotion de l’entrepreneuriat chez les salariés, en leur donnant l’opportunité de monter leur projet "en toute sérénité", a répliqué le ministre à une question du député Houari Benaoula au sujet de la lutte contre le chômage et l’insertion des demandeurs d’emploi, lors d’une plénière à l’Assemblée populaire nationale (APN). Cette procédure permet "le maintien du contrat de travail en cours de validité jusqu’au lancement effectif du projet de la micro-entreprise", a-t-il expliqué, affirmant que "la démission demeure pour beaucoup de salariés souhaitant créer leurs propres activités un réel motif d’inquiétude". Par ailleurs, le ministre a fait part d’un projet de ""réorganisation des mécanismes d’aide à l’insertion professionnelle et à l’emploi à travers d’autres basés sur une approche économique à même de résorber le chômage et satisfaire les exigences des jeunes en matières de postes d’emploi permanents, d’une part, et de répondre aux besoins des entrepreneurs, d’une autre part. Le projet du nouveau dispositif qui remplacera le Dispositif d’aide à l’insertion professionnelle (DAIP) tend à booster la politique de l’emploi dans la cadre d’une approche économique, a-t-il souligné estimant que les mécanismes en vigueur en matière d’insertion professionnelle requièrent une révision après toute la durée de leur mise en œuvre. Dans le même contexte, le ministre a indiqué que le DAIP, lancé en 2008, a permis "la titularisation de plus de deux millions de bénéficiaires", assurant que les mesures prises pour la titularisation des jeunes inscrits dans ce cadre sont "toujours en vigueur". S’agissant de la création de projets dans le cadre de l'Agence nationale de soutien à l'emploi de jeune (ANSEJ) et la Caisse nationale d’assurance-chômage (CNAC), le ministre a évoqué "le financement de plus de 500.000 projets ayant permis la création de plus de deux millions postes d'emploi". Abordant l'impact de ces résultats sur l'économie nationale en générale et sur le taux de chômage, il a fait état d’une baisse de 30% dans les années 1990 à quelque 10 à 11% durant les dernières années. La problématique de l'emploi est à appréhender suivant une approche économique avec la contribution de tous les secteurs concernés dans le cadre du programme de développement durable visant la valorisation des richesses à travers l'orientation des investissements vers les activités génératrices de richesses et de postes d'emploi, a-t-il expliqué. En réponse à une question du député Khelifa Benslimane sur les mesures à prendre en cas de dépassements dans le marché de l'emploi, le ministre a affirmé que ses services veillent à relever tout dépassement et à prendre des mesures sévères contre tout responsable ou fonctionnaire confondu de non-respect des textes législatifs et organisationnel régissant l'emploi. Dans ce sillage, il souligné que le système informatique intermédiaire en exploitation dans toutes les structures locales de l'Emploi à travers le territoire national garantit, en toute transparence, l'égalité en termes d’'orientation des demandeurs d'emploi vers toute offre déposée à leur niveau, et ce, pour la célérité dans la prise en charge et la satisfaction des offres.

APS