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Catégorie : Actualite

Une convention de coopération a été signée à Alger entre le Conseil national économique et social (CNES) et le Conseil de la concurrence pour promouvoir les principes de la concurrence dans l'économie nationale.

Signée par le président du CNES, Rédha Tir, et le président du Conseil de la concurrence, Amara Zitouni, la convention prévoit l'organisation d'activités conjointes telles que des rencontres avec les partenaires sociaux et différents organismes, la réalisation d'études sur des questions d'intérêt commun, l'échange d'expériences entre les deux parties, ainsi que d'autres interventions comme la révision de certains textes juridiques et la vérification de leur conformité avec les principes généraux de la concurrence. Lors de la cérémonie de signature de la convention, M. Tir a mis en avant la place "prééminente" qu'occuperont les règles de concurrence dans le nouveau plan de relance socio-économique en tant que "principal" instrument des réformes liées à l’organisation des marchés (commerciaux, financiers, immobiliers, du travail, etc.). "Nous sommes convaincus qu'il ne saurait y avoir d'économie de marché sans une politique de concurrence forte, la concurrence étant le seul moyen permettant d’améliorer la qualité des biens et des services, de réduire les délais, de baisser les coûts et de développer les activités en général, tout en jouant un rôle clé dans le rétablissement de la confiance entre les différents acteurs du marché", a estimé le président du CNES. Et d’ajouter que "la convention signée aujourd’hui participe de notre vision quant à l'importance du Conseil de la concurrence dans l'édifice institutionnel algérien, aux côtés des autorités de régulation sectorielles, pour la consécration des principes de la concurrence loyale et la protection contre les risques des concentrations économiques, des monopoles et des abus de position dominante sur le marché". Dans ce sens, M. Tir a fait savoir qu’un nouveau statut du CNES était actuellement en cours de préparation et comprend plusieurs réformes proposées, dont l’attribution d’un poste permanent au sein du Conseil à 45 organismes publics, dont le Conseil de la concurrence.

Réhabilitation du Conseil de la concurrence

Pour sa part, M. Zitouni considère que la signature de cette convention constitue «un évènement majeur» pour le Conseil de la concurrence et intervient dans le cadre de la réhabilitation de cet organe qui a souffert, des années durant, de «marginalisation et d’exclusion délibérée». Créé en 1995 dans le contexte des réformes visant à asseoir une économie de marché en Algérie, le Conseil n’a pas pu s'acquitter pleinement de son rôle, eu égard aux difficultés auxquelles il était confronté, outre son gel pendant une dizaine d’année, ce qui a mené, ces dernières années, à la propagation de plusieurs fléaux sur le marché. Dans ce sens, il a mis l’accent sur l’importance de la concurrence pour le renforcement de la discipline sur le marché, la prévention contre la corruption et la fraude, l’amélioration du climat des affaires, la promotion de l’innovation et la protection du consommateur des phénomènes de manipulation des prix, de la qualité et autres. Le Conseil de la concurrence a trois principales missions: le contrôle marchés, les missions parajudiciaires et les missions consultatives. Ces dernières sont complémentaires à celles du CNES, ce qui exige la consolidation de la coopération entre les deux instances, a-t-il ajouté.

T.A.