Les mesures exceptionnelles d’allègement de certaines dispositions prudentielles applicables aux banques et aux établissements financiers arrêtées par la Banque d’Algérie (BA) le 6 avril dernier ont été reconduites jusqu’au 31 décembre 2020, a indiqué la BA dans un communiqué.

"A l’effet d’alléger l’impact de la pandémie du Covid19 sur le secteur économique national et de garantir les conditions indispensables à la poursuite de l’activité économique, les mesures exceptionnelles d’allègement de certaines dispositions prudentielles applicables aux banques et aux établissements financiers arrêtées par la Banque d’Algérie le 6 avril 2020, dans le cadre de l’instruction 05-2020, ont été reconduites jusqu’au 31 décembre 2020", a précisé l'Institution dans un communiqué publié sur son site web. Il s’agit de réduire le seuil minimum du coefficient de liquidité et de dispenser les banques et les établissements financiers de l’obligation de constitution du coussin de sécurité. Il est également question de reporter le paiement des tranches de crédits, arrivant à échéance, ou procéder au rééchelonnement des créances de la clientèle impactée par la conjoncture induite par le Covid19 et assurer la poursuite des financements en faveur des bénéficiaires des mesures de report ou de rééchelonnement des créances. La Banque d’Algérie, a d'autre part, assuré qu'elle'' continuera à suivre l’évolution de la situation sanitaire et son impact sur les entreprises nationales et prendra, le cas échéant, les décisions adéquates pour assurer le bon fonctionnement de l'économie nationale".

Le Gouverneur de la Banque d'Algérie prend part à la réunion plénière de l'IMFC

Le Gouverneur de la Banque d'Algérie, M. Rosthom Fadli a pris part à la 42-éme réunion plénière du Comité Monétaire et Financier International (IMFC) ou il a tenu une allocution au nom de huit pays (Afghanistan, Algérie, Ghana, République Islamique d'Iran, Lybie, Maroc, Pakistan et Tunisie) sur la situation économique mondiale rapide, proportionnelle et synchronisée à la crise sanitaire COVID-19, selon un communiqué de Banque d'Algérie. Lors de son allocution, le Gouverneur de la Banque d'Algérie a indiqué qu'"une réponse politique mondiale rapide, proportionnelle et synchronisée à la crise a permis de limiter son lourd tribut économique et social. Pourtant chaque pays, y compris tous les pays de notre circonscription, a payé un lourd tribut en termes de pertes de vies humaines et de moyens de subsistance et de bouleversements économiques", indique le communiqué. "Nous nous félicitons des signes timides de reprise économique, mais en même temps, nous ne devons pas de perdre de vue le tableau d'ensemble, et l'horizon à plus long terme, avec le virus qui continue de se propager, même dans les zones où l'on pensait qu'il était sous contrôle. Nous ne pouvons pas prévoir une reprise économique forte et durable tant que la pandémie n'est pas fermement contenue, ce qui nécessite un effort mondial pour rendre les vaccins et les traitements médicaux largement disponibles et à des prix abordables, en particulier pour les pays qui en ont besoin", a-t-il ajouté, précisant que l''unité d'action pour le bien commun n'a jamais été aussi importante. "Nous félicitons le FMI pour sa réponse visant à répondre aux besoins de financement des membres en agissant rapidement, en élargissant et en adaptant sa panoplie de prêts. Cinq des huit pays de notre groupe de pays ont bénéficié des instruments de financement d'urgences et autres instruments du FMI", a indiqué M. Rosthom Fadli. "L'Iran, qui fait également partie de notre groupe de pays et qui est l'un des pays les plus durement touchés par la pandémie, a été l'un des premiers à demander un financement d'urgence en mars, il y a plus de sept mois. La demande de l'Iran est toujours en cours. La crédibilité du FMI dépend de sa capacité à garantir que le financement du FMI soit disponible pour tous les membres de manière équitable et que le financement d'urgence du FMI soit à la hauteur de son nom", a-t-il conclut.

A.A.