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Catégorie : Actualite

 

 Une formation par apprentissage de 30 mois en Technicien supérieur dans "la réhabilitation du bâti" a été lancée, hier, à l'Institut technologique des Travaux publics et du Bâtiment (ITTPB) de Kouba (Alger), à l'occasion du lancement officiel de la session septembre 2015 de la formation et de l'enseignement professionnels.

 "L'ITTPB a déjà formé des TS en rj,hgt béhabilitation du bâti dans le cadre d'une convention. Mais c'est la première fois que cette spécialité est ouverte aux jeunes éligibles qui cherchent une formation", a expliqué à l'APS la directrice de l'institut, Halima Douaïssia. "A l'ouverture des inscriptions en juin dernier, il y a eu une campagne d'information sur cette nouvelle spécialité. La formation a effectivement commencé ce dimanche avec un groupe de 30 stagiaires", a expliqué Mme Douaïssia en marge de la cérémonie d'inauguration de cette session, présidée par le wali Abdelkader Zoukh. Ces stagiaires vont étudier pendant 30 mois pour obtenir leur diplôme de TS en réhabilitation du bâti. Ils sont inscrits à l'ITTPB pour une formation par apprentissage: 2 jours d'étude par semaine à l'institut et 3 jours d'apprentissage dans une entreprise spécialisée. La réhabilitation du bâti est une des onze nouvelles spécialités lancées hier dans les centres et instituts de formation de la wilaya d'Alger. Elle est importante dans la mesure où la capitale dispose d'un vaste programme pour la réhabilitation de ses immeubles, qui représentent un inestimable patrimoine historique et architectural nécessitant d'être préservé et entretenu. En l'absence d'entreprises algériennes spécialisées, la réalisation de ce programme, actuellement en exécution dans les principaux boulevards du centre-ville d'Alger, a été confiée à des entreprises espagnole, portugaise et italienne. "Les stagiaires inscrits à l'ITTPB pour un diplôme TS en réhabilitation peuvent aller jusqu'à créer leurs propres entreprises spécialisées", a assuré Mme Douaïssia. Le wali Abdelkader Zoukh a insisté auprès de la direction de wilaya de l'urbanisme pour que ces stagiaires puissent suivre un apprentissage sur les chantiers-école de réhabilitation du vieux bâti. Il a vivement recommandé à ce qu'ils puissent travailler dans le secteur après leur formation. La remise en état du bâti dans le centre historique de la capitale vise à réhabiliter les différentes parties des immeubles mais aussi à remettre en marche des centaines d'ascenseurs actuellement en panne. "Il y a un grand besoin en maintenance des ascenseurs dans le marché du travail", a constaté le directeur de wilaya de la formation et de l'enseignement professionnels, Ahmed Zegnoun. Pour résorber ce déficit, une formation en "maintenance des systèmes automatiques et génie électrique" a été lancée dimanche à l'Institut national spécialisé les Frères Tandjaoui de Bordj El Bahri. "C'est une formation unique en son genre sur le territoire national", a-t-il indiqué. La wilaya d'Alger dispose de 89 centres et instituts de formation et d'enseignement professionnels qui assurent des stages dans 299 spécialités dans 19 branches (sur 22): 75 structures publiques (24.800 places pédagogiques) et 14 établissements privés (12.700 places), a précisé M. Zegnoun. Inaugurée dimanche, la session septembre 2015 de la formation et de l'enseignement professionnels à Alger a concerné 20.000 nouveaux stagiaires alors que le nombre de places disponibles est de 22.000.

H. B.