Le G24 a appelé de nouveau les Etats-Unis à ratifier la réforme des quotes-parts et de gouvernance du FMI, pour donner plus de poids aux pays émergents au sein de cette institution internationale, a-t-il souligné dans son communiqué publié sur le site web du FMI.

"Nous engageons vivement les Etats-Unis à achever la ratification des réformes des quotes-parts et de la gouvernance après l'arrêt en 2010 de sa mise en oeuvre", a insisté le Groupe intergouvernemental des 24 pour les questions monétaires internationales et le développement (G24) lors de sa réunion tenue en marge de l'assemblée annuelle du FMI et de la Banque mondiale organisée du 8 au 11 octobre à Lima (Pérou). A cet effet, le G24, qui regroupe les pays en développement, a exprimé à nouveau sa profonde déception devant l’insuffisance de progrès dans ce sujet, estimant que ce blocage reste un obstacle à la crédibilité, à la légitimité et à l’efficacité du FMI et retarde considérablement des engagements prospectifs, à savoir une nouvelle formule de calcul des quotes-parts et la 15ème révision générale des quotes-parts. "La mise en oeuvre des réformes de 2010 reste notre priorité absolue", souligne le groupe. La quote-part d’un pays détermine le montant de sa contribution au FMI et le nombre de voix qui lui est attribué ainsi que le montant des aides qu’il peut obtenir du Fonds. L’application rapide de cette réforme devrait aider à renflouer le Fonds en ressources financières permanentes et à améliorer la représentation des Etats membres au sein de cette institution financière internationale en augmentant leur voix en fonction de leur contribution à l’économie mondiale. Néanmoins, ajoute le G24, "nous sommes d’avis que la solution à privilégier provisoirement consisterait à dissocier la réforme des quotes-parts de la réforme du Conseil d’administration, un élément des réformes de 2010 nécessitant la ratification du Congrès américain". Cette solution permet, selon le G24, d’accroître les ressources du FMI et aussi de réaligner les quotes-parts en tenant compte du poids économique accru des pays émergents et des pays en développement.  Il s'agit, en outre, d'augmentations ponctuelles qui permettraient d’accomplir des progrès importants vers les changements de la représentation prévus par les réformes de 2010, même si cette option n’accroîtrait que légèrement les ressources du FMI provenant des quotes-parts. D'autre part, le G24 a appelé au lancement de la 15ème révision générale des quotes-parts, y compris une nouvelle formule de calcul des quotes-parts, sans plus tarder, afin de l’achever en décembre 2015, selon la même source. "La réforme des quotes-parts du FMI protège la part des pays à faible revenu en pourcentage du total des quotes-parts", a recommandé le groupe.

 

  Pour un 3ème siège pour l’Afrique subsaharienne au conseil d’administration  du FMI

Le G24 a réitéré son appel en faveur d’un troisième siège pour l’Afrique subsaharienne au Conseil d’administration du FMI, mais pas au détriment des sièges d’autres pays émergents et pays en développement. Par ailleurs, il a noté l’examen de la répartition du capital de la Banque mondiale de 2015 notamment de la feuille de route proposée. "Nous appelons à un accord rapide sur une formule dynamique et soulignons que cette formule doit accroître le pouvoir de vote des pays en développement et rendre le pouvoir de vote plus équitable, en protégeant le pouvoir de vote des pays pauvres les plus petits", indique-t-il. La Banque mondiale doit devenir plus réceptive aux pays en développement et ces derniers "davantage entendus et représentés au Conseil des administrateurs de la Banque mondiale", selon les recommandations du groupe. Concernant le cadre de sauvegarde de la Banque mondiale, le G24 a souligné la nécessité d'accorder un rôle accru à l’utilisation des systèmes nationaux et répondre efficacement aux préoccupations des pays emprunteurs.  En outre, les consultations doivent étudier la possibilité d’appliquer des normes et les conséquences en termes de coût et de temps. "Nous appelons la Banque à allouer les moyens nécessaires pour aider les pays à renforcer leurs capacités à mettre en oeuvre le prochain cadre de sauvegarde", précise le G24.

APS