Les startups sont en mesure de "révolutionner" le secteur des finances en Algérie, a estimé, à Alger, le ministre délégué auprès du Premier ministre chargé de l’Economie de la connaissance et des Startups, Yacine El-Mahdi Oualid.

"L’économie moderne repose sur les jeunes entreprises innovantes qui ont la capacité d'évoluer rapidement dans différents domaines" a indiqué M. El-Mahdi Oualid à l’occasion de la "Rencontre place financière d’Alger et Startups", organisée sous le slogan "Ensemble, construisons la finance de demain". Selon lui, les startups peuvent être parfois "plus efficaces" dans le domaine de la recherche et du développement, citant l’exemple du développement du vaccin contre le Covid-19. Il a souligné que cette première rencontre du genre a regroupé les startups activant dans les secteurs de la Fintech, Assurtech et celles qui sont dans la sécurité informatique a pour but de créer des ponts entre les startups et la place financière. A cet effet, le ministre délégué a incité les entreprises innovantes à être de véritables "vecteurs" de la transformation numérique et un "moteur de croissance" qui permettraient de faire gagner en agilité les sociétés financières. Pour sa part, le président de la Commission d’organisation et de surveillance des opérations de bourse (Cosob), Abdelhakim Berrah, a indiqué que le modèle de recherche s'appuie, à présent, sur des startups "agiles et innovantes" pouvant créer de la croissance pour le pays. Il a invité, dans ce sens, les porteurs de projets participant à cet évènement de profiter de la présence des représentants de la place financière et des assurances pour exposer leurs solutions qui permettront de "bâtir la finance de demain". De son côté, le président de l’Union algérienne des sociétés d’assurance en de réassurance (UAR), Youcef Benmicia, a affirmé que toutes les sociétés d'assurance se sont inscrites dans cette stratégie de digitalisation qui permettra aux assureurs "de reconquérir la confiance de leurs clients et d'améliorer leur image". Cette rencontre vise, selon les organisateurs, à mettre en relation les principaux acteurs de la place financière d’Alger comprenant les banques et les sociétés d’assurance avec les startups activant dans la technologie financière (Fintech). Ce domaine présente, selon eux, plusieurs avantages facilitant, notamment, les opérations bancaires et leur suivi en temps réel, offrant, ainsi, un gain de temps, d’argent et d’efficacité. Durant cet évènement, pas moins de 13 startups ont présenté leur activité, entre plateformes d’échange investisseurs-porteurs de projets, financement participatif, paiement électronique, achat en ligne sans carte bancaire, transformation digitale, gestion commerciale, business intelligence, vente et crypto monnaie. La startup BEYN a été distinguée par les organisateurs "success story" dans le domaine de la Fintech grâce à ses solutions de Digital Banking et de Paiement permettant d’optimiser les relations entre les 11 banques dont elle est partenaire et leurs clients, grâce à un processus de gestion des données digitalisé. A noter que cette rencontre a été organisée par le ministère délégué chargé de l’Economie de la connaissance et des startups, en partenariat avec le ministère de la Culture, en présence du ministre de la Numérisation et des statistiques, Mounir Khaled Berrah, et du président du Conseil national économique, social et environnemental (CNESE), Rédha Tir. En marge de cette rencontre, le président de la Cosob a annoncé le lancement de deux concours à l’adresse des startups, à savoir l’Algeria Startup Fintech Challenge en collaboration avec Algeria Startup Challenge (ASC), ainsi que Thakafa Up Challenge initié par le ministère de la Culture.

APS