Le ministre du commerce, Kamel Rezig a affirmé à Alger que la protection du consommateur nécessitait la conjugaison des efforts de tous, pouvoirs publics, associations professionnelles et celles de protection du consommateur.

Présidant une journée d'études sur "le système de régulation de la qualité et de protection du consommateur", le ministre a estimé que la dynamique de développent que le pays connaît doit inclure toutes les régions du pays, soulignant que cette tendance vers la complémentarité ne saurait se réaliser sans une politique commerciale inspirée de la stratégie économique nationale, basée sur la protection de la santé et la sécurité du consommateur et la préservation de son pouvoir d'achat. M. Rezig a ajouté que son ministère oeuvrait à "réguler le marché pour qu'il soit basé sur la concurrence loyale, au profit du consommateur et mettre en place des mécanismes qui lui permettent de faire le bon choix, tout en faisant obligation aux opérateurs économiques de l'informer de manière transparente de toutes les questions liées aux biens et services". Dans ce contexte, le ministre a souligné que le ministère du Commerce cherchait, par sa politique, à "protéger les intérêts matériels et moraux des consommateurs, surveiller, contrôler et réglementer la performance des marchés, instaurer la transparence dans toutes les transactions commerciales et éliminer les marchés parallèles". Il a rappelé les mesures prises pour concrétiser ces objectifs de modernisation du système législatif et réglementaire en promulguant un ensemble de réglementations techniques relatif aux règles générales appliquées en termes de conformité des produits, notamment les règles techniques publiés en 2020. M. Rezig a rappelé, en outre, l'arrêté interministériel du 1 décembre 2020 fixant les conditions et modalités d'application du système d’analyse des risques et points critiques pour leur maîtrise (HACCP), visant essentiellement à garantir un niveau élevé de la protection du consommateur, relevant l'importance des associations de protection du consommateur compte tenu de leur rôle axial dans la sensibilisation des consommateurs. "Les associations de protection du consommateur constituent pour nous un partenaire essentiel dans le développement de la relation entre citoyens, pouvoirs publics et opérateurs économiques à travers les consultations sur les législations et les réglementations", a poursuivi le ministre. Par ailleurs, le ministre du Commerce a évoqué les textes en attente de signature et de publication dans le Journal officiel (JO) concernant les règlements techniques fixant les conditions et modalités appliquées sur la mise en place d'un code à barres sur les produits destinés à la consommation humaine, outre les caractéristiques relatives aux produits en caoutchouc destinés aux produits alimentaires et aux articles fabriqués en plastique ainsi que les règles d'hygiène. Par ailleurs, le ministre délégué chargé du commerce extérieur, Aïssa Bekkai a fait état de "retard accusé" en matière de facilitation de l'exportation. "Nous étions longtemps occupés par l'importation que nous avons tardé à mettre en place les critères et les normes visant la facilitation de l'exportation... Malheureusement, les exportateurs algériens rencontrent aujourd'hui plusieurs obstacles entravant leur accès aux marchés internationaux à défaut de ces critères", a précisé M. Bekkai.

APS