Le projet est financé à hauteur de 1.721 .000 ,00 euros par l’Union européenne

Dans le cadre du programme d’appui à la mise en œuvre de l’accord d’association entre l’Algérie et l’Union européenne (P3A), un nouveau projet de jumelage au profit de la Cour des comptes algérienne intitulé « Renforcement des capacités institutionnelles de la Cour des Comptes en matière de contrôle juridictionnel, d'exécution de la loi de finances et de la qualité de la gestion » sera lancé officiellement, demain, entre l’Algérie et un consortium France - Portugal. La cérémonie de lancement de ce jumelage sera organisée à l’hôtel El Aurassi, en présence du Président de la Cour des comptes algérienne, M. Abdelkader BENMAROUF, du Président de la Cour des comptes française, M. Didier MIGAUD, de hauts responsables Algériens ; des Ambassadeurs de l’Union européenne et de la France ainsi que des cadres des administrations algériennes, françaises et portugaises impliquées dans ce jumelage indique Géré par l’unité du Programme d’Appui à la mise en œuvre de l’Accord d’Association (UGP3A) et financé à hauteur de 1.721 .000 ,00 euros par l’Union européenne (UE) ce jumelage s’inscrit dans le cadre du programme d’appui à la gouvernance économique et politique de l’Algérie « SPRING ». Il participe au processus de modernisation et de réformes engagé par le Gouvernement Algérien depuis 2012 dans le domaine du contrôle des finances publiques. Il est mis en œuvre par la Cour des comptes algérienne et un consortium européen. Ce consortium est constitué de la Cour des comptes française, en sa qualité de leader et du Tribunal de Contas de la République portugaise en tant que partenaire junior. Lancé pour une durée de 24 mois, il devrait permettre d’aborder l’étude des meilleures pratiques franco- portugaises susceptibles d’être adaptées au contexte algérien. Il ambitionne aussi de renforcer le système national de contrôle des finances publiques et de contribuer au développement de la bonne gouvernance et à l’amélioration de la qualité des politiques publiques.   La mise en œuvre de ce jumelage permettra : La dotation de la Cour des comptes en moyens indispensables à la mise en conformité de son fonctionnement et de son activité aux normes internationales et aux bonnes pratiques européennes et internationales ; Le réaménagement de la fonction juridictionnelle de la Cour des Comptes pour la rendre plus efficiente et moins consommatrice de moyens ; La rédaction du rapport de l’avant- projet de loi de règlement budgétaire (APLRB), pour la rendre plus pertinente et axée sur les résultats, plus rapide et moins consommatrice de ressources ; et Le contrôle de la qualité et de la performance de la gestion est développé en conformité avec les normes et les bonnes pratiques européennes et internationales. Sont aussi prévus dans le cadre de ce jumelage, des audits guidés, des cycles de formation au profit des cadres de la Cour des comptes algérienne, de même que l’élaboration d’un véritable schéma directeur informatique pour faciliter le processus de travail de la Cour des Comptes. En matière d’acquisition des savoir-faire, est programmé un grand séminaire de sensibilisation sur des concepts de base. Il s’adressera, non seulement, aux magistrats de la Cour des Comptes algérienne, mais aussi à leur environnement et notamment aux contrôlés, de façon à leur faire partager les « nouvelles règles du jeu » de la Nouvelle Gestion Publique (NGP). Le séminaire de lancement officiel de ce jumelage institutionnel, constitue pour les organisateurs, une opportunité pour présenter aux parties prenantes, les objectifs et les résultats attendus de ce projet de jumelage.

A. S.