Le ministre de l'industrie et des mines, Abdesselam Bouchouareb a annoncé lundi la publication d'une fiche technique et la désignation d'un laboratoire national spécialisé dans le contrôle des produits certifiés "Halal".

 

M. Bouchouareb qui répondait aux questions des députés relatives au contrôle des produits certifiés "Halal" suite à la présentation, à l'Assemblée populaire nationale (APN), du projet de loi relatif à normalisation, a expliqué que les nouvelles dispositions de cette loi permettraient d'encadrer cette activité à travers la publication d'une fiche technique et la désignation d'un laboratoire nationale spécialisé dans le contrôle des produits certifiés "Halal". Le ministère, a-t-il poursuivi, a "procédé à l'accompagnement de ce laboratoire devant être agréé par l'Organisme algérien d'accréditation (ALGERAC) précisant que la structure en question serait chargée de certifier la conformité des produits alimentaires dans une "première étape" avant d'élargir son activité à d'autres produits tels les cosmétiques. S'agissant du projet de loi amendant et complétant la loi 04-04 relative à la normalisation, le ministre a indiqué que cette révision permettrait de se focaliser sur les procédures d'ouverture de l'économie nationale sur l'investissement et le partenariat sans que l'Etat ne manque à ses obligations en matière de préservation de la santé et de la sécurité du citoyen ainsi que l'économie et les institutions du pays. L'ouverture de l'économie, précise le ministre, passe par l'adoption de standards internationaux qui contribuent à l'amélioration de la qualité des produits mais aussi à la compétitivité des entreprises nationales. Affirmant que l'adoption de ces standards visait à faciliter les échanges commerciaux et à assurer une conformité aux pratiques internationales, M. Bouchouareb a expliqué que la révision de la loi sur la normalisation "intervient dans un contexte délicat qui exige de nous une mobilisation à tous les niveaux en vue de diversifier notre économie et la rendre plus compétitive". L'amendement de la loi 04-04 vise non seulement l'introduction de références pour la certification de la conformité facultative ou obligatoire, mais aussi à faciliter la compréhension et l'application de la loi ainsi que la mise en place de mesures relatives à l'organisation et au fonctionnement de la certification des produits. Concernant l'existence sur le marché national de produits non conformes et de mauvaises qualité, le ministre a indiqué que la révision de cette loi comptait parmi les mesures visant à créer un climat favorable à l'émergence et à la mise en place d'instances d'évaluation de la conformité. La mission de ces instances qui relèveront des établissements chargés du contrôle du marché, relevant du ministère du Commerce et des douanes, consistera à vérifier la conformité des produits importés et des produits locaux avec les normes en vigueur. Concernant le rôle des autorités dans l'appui aux institutions nationales et leur accompagnement pour faire face à la compétitivité des sociétés étrangères et pour exporter leurs produits, le ministre a souligné que le mécanisme d'appui concernerait notamment le volet qualification et qualité. Ledit mécanisme a été activé et élargi au contrôle de conformité, en fonction de plusieurs références, à savoir la qualité, l'environnement et la salubrité des aliments, en conférant davantage de flexibilité aux mesures d'examen des dossiers et d'indemnisation financière qui représente 80% des charges de contrôle de conformité. L'Institut algérien de normalisation (IANOR) a pris en charge l'accompagnement des sociétés désirant investir dans la certification de conformité, selon les orientations et règles européennes et l'apposition d'un étiquetage de conformité aux normes européennes pour l'exportation. Le ministre a indiqué que "le texte de loi sur la normalisation a été élaboré par le ministère avec la participation d'instances nationales et l'implication de tous les départements ministériels, outre une large consultation d'experts nationaux et étrangers". Il a, par ailleurs, affirmé que tous les textes d'application relatifs aux projets de loi étaient finalisés et seraient prochainement rendus publics pour adoption et publication au journal officiel avant leur application immédiate.

A. M.