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Catégorie : Actualite

 

 

Le secrétaire général de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) Mohammed Barkindo est arrivé hier à Alger en vue de poursuivre les discussions autour d’un éventuel consensus à mettre en place afin de stabiliser le marché pétrolier, en plein effondrement depuis la chute brutale des cours en juin 2015.

En point de mire donc de ce déplacement le Forum international de l'Energie prévu à Alger du 26 au 28 septembre et en marge duquel il est attendu que les membres se réunissent pour tenter de sortir avec une position qui pourra permettre de renforcer les cours de pétrole. Le ministre de l'Energie Noureddine Bouterfa avait, durant un périple de plusieurs jours, multiplié les contacts avec les pays producteurs de pétrole dans le but d’aboutir à un consensus entre pays producteurs membres de l'Opep et pays non-Opep sur la nécessité de stabiliser le marché pétrolier. Certes, pour le moment ce consensus recherché n’est pas encore acquis, vu que certains membres actifs de l’organisation, notamment l’Arabie Saoudite et l’Iran, tardent à accepter le principe d’une baisse de leurs quotas de production. Mais les autres acteurs semblent favorables à un meilleur contrôle du marché par les pays producteurs. Toutefois, les spécialistes en la matière estiment que ce consensus risque d’être fragile tant les divergences sont importantes entre l’Arabie Saoudite, chef de file de l’Opep qui a engagé dès le début de la chute des prix une politique de parts de marché très agressive et l’Iran qui veut recouvrer les siennes d’avant les sanctions occidentales. Téhéran veut récupérer son quota de 4 millions de barils/jour (mbj), contre 2,7 mbj avant l'accord nucléaire de 2015. Elle en est actuellement à 3,85 mbj. Malgré toutes ces divergences, le ministre de l’Energie s’est montré optimiste quant aux possibilités d’arriver à un accord à l’occasion du sommet d’Alger. « Nous avons convenu de travailler notamment pour la réussite du Forum, le dialogue producteur-consommateur est très important, et également la réunion informelle de l'OPEP sur laquelle nous travaillons pour essayer de trouver un consensus sur le marché », avait-il assuré la semaine passée, lorsqu’il rencontrait son homologue saoudien et le SG de l'OPEP à Paris. M. Bouterfa avait également évoqué le soutien de l'Arabie Saoudite, du Qatar, de l'Iran, du Venezuela, du Koweït et des pays non-OPEP, notamment la Russie « pour le succès de la réunion d'Alger ».

H. B.