Un expert de l’Organisation internationale du travail (OIT), Frédéric Lepeyre, a salué, lors d’une rencontre-débat organisée au siège de la chambre de commerce et de l’industrie de l’Oranie, "les efforts de l’Algérie visant  à assurer  la transition de l’économie informelle vers l’économie formelle".

"Nous saluons les efforts du gouvernement algérien pour la politique mis en place, visant  à assurer  la transition de l’économie informelle vers l’économie formelle et ce, notamment par la facilitation de l’enregistrement des très petites entreprises, par  l’instauration d’une fiscalité plus adaptée et le dialogue sociale", a indiqué, lundi soir, l’expert de l’OIT qui a présenté une communication sur le thème "la transition d’une économie informelle vers une économie formelle". Tout en se félicitant de "la prise de conscience du gouvernement algérien sur la nécessité de s’attaquer à l’économie informelle et de l’emploi informel", l’expert de l’OIT a souligné la nécessité d’améliorer la couverture sociale des travailleurs non déclarés en termes de sécurité sociale et de santé, notamment. Intervenant à cette occasion, le président de la CCIO,  Abed Mouad, a mis en exergue la dimension qu’a pris le secteur de l’informel qui évolue, en marge de la législation pénale, sociale et fiscale. "1.368 marchés informels ont été recensés à l’échelle nationale. Pas moins de 872 de ces espaces ont été éradiqués entre 2012 et 2014", a-t-il rappelé, estimant que "ces efforts restent  insuffisants devant l’ampleur de ce fléau qui constitue une menace sérieuse pour l’outil de production". Le débats ont porté sur l’urgence de capter ce flux monétaire qui circule dans le circuit informel et la poursuite des réformes à travers l’inclusion financière (bancarisation) et la généralisation du e-paiement.

A. M.