Hissé au rang de « priorité nationale », l’exploitation à vaste échelle des gisements d’énergies renouvelables va commencer à connaître une accélération, à partir de 2017, à travers le lancement d’un ambitieux programme de 22.000 mégawatts, dont la réalisation devrait s'étendre jusqu’à 2030.

Accueilli, mardi, à l’émission L’Invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio Algérienne, le directeur du Centre de développement des énergies renouvelables précise que cet ambitieux programme sera inauguré par la réalisation d’un premier projet prévu pour produire 4.500 mégawatts. Au titre des phases « démonstratives », M. Nourredine Yassa indique que les 20 stations pilotes photovoltaïques, réalisées au cours des dernières années,  et produisant un total de 400 mégawatts, ont permis aux ingénieurs Algériens de bénéficier d’un retour d’expertise enrichissant pour mener à bien ce chantier. Dans une perspective d’exploitation des potentiels  hors hydrocarbures, l’intervenant rappelle les nombreuses expérimentations entreprises par les laboratoires et centre de recherche, dont les travaux, dit-il, ont été centrés sur l’exploitation de diverses sources d’énergie (solaire, éolienne, thermique et géothermique, de biomasse et issue de l’hydrogène). M. Yassa rappelle que le programme destiné à substituer l’énergie tirée des hydrocarbures par le renouvelable, a contribué à impulser une forte dynamique au niveau des centres de recherche et des universités « où de plus en plus de cursus sont consacrés à ces créneaux. Pour illustrer l’intérêt manifesté, à des niveaux divers, à l’endroit des énergies renouvelables, il rappelle que des centres de formation professionnelle se sont mis à proposer de former des techniciens spécialisés dans l’installation et la maintenance de panneaux photovoltaïques.

A.M.