Le ministre des Travaux publics et des Transports, Boudjemaa Talai, a affirmé à Alger que le projet de loi relatif à l'organisation du trafic routier soumis au débat au Parlement avait pour objectif d'assurer la sécurité du citoyen et réduire les accidents de la route.

Répondant aux préoccupations des députés à l'Assemblée populaire nationale (APN) lors de l'examen du projet amendant et complétant la loi 01-14, relatif à l'organisation du trafic routier, M. Talai a précisé que cette loi "contribuera au recul du phénomène de terrorisme routier", appelant les autorités concernées et la société civile à contribuer à l'application de ses dispositions sur le terrain". S'agissant des amendes forfaitaires contenues dans la loi, considérées par certains députés comme "exagérées", le ministre a indiqué que le seuil maximum de ces amendes ne dépasse pas 5000 DA imposées aux infractions de quatrième degré et qui pourraient atteindre 7000 DA en cas de non payement dans les délais fixés". Le projet de loi sera renforcé par des lois organiques pour faciliter son application sur le terrain, a fait savoir le ministre qui a ajouté que les conditions d'obtention du permis de conduire et la formation des encadreurs des auto-écoles seront révisées pour réduire les accidents de la route causés par l'élément humain. A une question des députés de l'APN sur la dégradation de l'état des routes, notamment le phénomène des ralentisseurs anarchiques, M. Talaï a rappelé à cet effet l'instruction interministérielle entre le ministère des Transports et des Travaux publics et celui de l'Intérieur et des Collectivités locales, promulguée en mai dernier, relative à la réhabilitation des ralentisseurs réglementaires et la suppression des ralentisseurs anarchiques, une mission qui a été confiée aux collectivités locales. Répondant à d'autres questions sur les projets de dédoublement de voies en arrêt dans plusieurs wilayas du pays, les deux ministres ont affirmé que ces projets "ont été gelés en attendant la garantie des moyens nécessaires ou leur révision", ajoutant que le secteur des transports "veille au respect de la législation en vigueur concernant les marchés publics conclus les bureaux d'études et les maîtres d'œuvre".

La qualité de service du transport public à Alger "en deçà" des exigences des usagers

Les transports publics dans la wilaya d’Alger offrent une qualité de service "en deçà" des exigences des usagers, a indiqué mardi le directeur général de l'Autorité organisatrice des transports urbains d'Alger Mourad Khoukhi. "Même si nous avons plusieurs modes de transport, les transports publics offrent une qualité de service en deçà des exigences des usagers ce qui doit appeler à leur intégration physique et à une intervention de l’Autorité pour mettre de l’ordre", a souligné M. Khoukhi à Alger, lors de Journées nationales sur l’économie sociale organisées par le Centre de recherche en économie appliquée pour le développement (CREAD). Il a ajouté que l’un des premiers pas vers la restructuration du transport dans la wilaya d’Alger a été l’entrée en vigueur, depuis février dernier, d’un abonnement mensuel unique pour plusieurs modes de transport public urbain. Selon lui, l’abonnement mensuel permet aux passagers d'utiliser ces modes de transport d'une façon illimitée durant toute la période de sa validité. Ainsi, les usagers des bus de l'Entreprise de transport urbain et suburbain d'Alger (ETUSA), du métro, du tramway et du téléphérique peuvent emprunter ces modes de transport avec un seul abonnement, a expliqué le même responsable. M. Khoukhi a aussi signalé que les 3.400 opérateurs de transport public à Alger subissent un contrôle pour s’assurer de la conformité avec les dispositions du cahier des charges en matière de respect d’itinéraire et d’horaire. Un pacte d'actionnaires avait été signé en juin dernier à Alger pour la création d'une société algéro-espagnole, chargée de la mise en place d'un système de régulation de la circulation routière et de l'éclairage public dans la capitale. Baptisé "Mobilité, éclairage d'Alger", ce pacte a été signé par deux Etablissements publics à caractère industriel et commercial (EPIC) de la wilaya d'Alger et deux entreprises espagnoles activant dans les systèmes de régulation de la circulation, selon la règle 51/49% régissant les investissements mixtes.

APS