Les accidents vasculaires cérébraux (AVC) constituent depuis quelques années la première cause du handicap non traumatique, a-t-on relevé jeudi à l’occasion des 22èmes journées médico-chirurgicales du Centre hospitalo-universitaire Nadir Mohammed de Tizi Ouzou.

Dans une communication consacrée au retentissement fonctionnel des accidents vasculaires cérébraux, le professeur Aderkichi du service épidémiologie du CHU de Tizi Ouzou a précisé que l’évolution de la société algérienne a favorisé la prévalence de certaines maladies telles que le diabète et l’hypertension artérielle qui constituent des facteurs à risque dans la survenue des AVC. L’hémiplégie ou la paralysie, d’une ou plusieurs parties du corps d’un seul côté, est la conséquence directe de ces accidents qui touche dans 62% des cas des sujets âgés de 60 ans et plus, a révélé une enquête prospective réalisée entre 2012 et 2015 sur 100 patients admis au niveau du service de médecine physique et réadaptation de la même structure hospitalière. A l’issue du processus de prise en charge de73 jours en moyenne, 71 malades hémiplégiques ont repris la marche, au moment où 20 autres sont demeurés sur leur état et neuf (09) n’ont plus redonné signe de vie, a-t-il signalé. En plus des paralysies, 10% des patients ayant fait l’objet d’un accident vasculaire-cérébral présentent des troubles de langage, de l’humour et des fonctions supérieures, ainsi qu’un syndrome cérébelleux, ce qui se répercute négativement sur leurs relations avec les membres de la famille et l’entourage d’une manière générale, a précisé Pr. Aderkichi. L’intervenant a lancé, à l’occasion, un appel à la vigilance et la prise en charge des antécédents qui sont à l’origine des accidents vasculaires cérébraux, notamment l’hypertension artérielle et le diabète dans le but de diminuer le risque. Il a également recommandé la création d’unités multidisciplinaires de neuro-rééducation en vue d’assurer une meilleure prise en charge des post AVC, optimiser les résultats fonctionnels et permettre une meilleure réinsertion sociale des victimes. En plus des communications libres présentées par les médecins du CHU de Tizi Ouzou, les 22èmes journées médico-chirurgicales ont été marquées par des tables rondes consacrées à l’hypertension artérielle et au diabète, le sarcome (cancer) des parties molles et de la paroi thoracique, les cancers du rectum, l’ectopie testiculaire, l’ostéoporose, la médecine légale et la responsabilité médicale.   Des médecins spécialistes, chercheurs et professeurs venus notamment des wilayas de Sidi Bel Abbes, Oran, Sétif, Constantine et Aïn Temouchent, ainsi que des experts jordaniens prennent part à cette rencontre dont les travaux se poursuivront demain, vendredi.

APS