L'Etat continuera à "accompagner" et à "encourager" la formation des jeunes chômeurs en vue de leur insertion professionnelle, a affirmé dimanche à Alger, le secrétaire général du ministère du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale, Mohamed Khiat.

 

M. Khiat s'exprimait à l'ouverture de l'atelier d'évaluation du projet "Autonomisation et emploi des jeunes à Adrar et Médéa", lancé en 2014 par le gouvernement algérien en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), le Bureau international du Travail (BIT) et l'ambassade du Japon en Algérie. Le représentant du ministère du Travail a soutenu que l'insertion professionnelle des jeunes demeure une "préoccupation" et une "priorité" des plus hautes autorités du pays, rappelant les différents mécanismes mis en place depuis quelques années pour assurer une "première" employabilité à cette frange de la société. "Ces dispositifs contribuent à la mise en oeuvre effective de la politique nationale du travail" prônée par le gouvernement, a-t-il poursuivi, plaidant pour une "coordination" entre les différents acteurs intervenant dans ce domaine, afin de garantir l'efficacité des actions. Commentant le projet objet de la rencontre, M. Khiat a estimé que celui-ci est basé sur des "actions concrètes et des thèmes variés" et de nature à "améliorer les compétences" des bénéficiaires, tout en constituant une "base technique importante" en matière de formation en entrepreneuriat. Pour sa part, l'ambassadeur du Japon en Algérie, Masaya Fujiwara, dont le pays a contribué financièrement au projet, a considéré l’autonomisation des jeunes comme étant "indispensable à la stabilité sociale du pays et un facteur de lutte contre l’extrémisme religieux". Rappelant le "défi" pour l'Algérie consistant à diversifier son économie, il a souligné la "disponibilité" de son pays à mettre au service des autorités algériennes le modèle suivi par celui-ci au lendemain de la seconde guerre mondiale et ayant fait de lui une puissance économique. Lequel modèle a-t-il détaillé, s'est appuyé sur les éléments fondamentaux que sont l'éducation et la formation professionnelle. Exprimant la même "volonté" d'accompagnement du gouvernement algérien pour l'insertion professionnelle des jeunes, la représentante du PNUD, Randa Abou-Hosn a considéré que le projet mis en oeuvre dans les deux wilayas ciblées contribue à "améliorer une approche participative et inclusive" en direction des jeunes. De même, a ajouté Randa Abou-Hosn, qu'il s’inscrit dans l'esprit de "l'engagement" de l'agence onusienne auprès du gouvernement algérien pour les années 2016-2018 de réaliser des actions "sur la base de résultats". Il s'agit également d'un projet qui vient en "complément des moyens importants" dégagés par l’Etat algérien pour la résorption du chômage parmi la jeune population, a-t-elle poursuivi, conviant les autorités du pays à "une utilisation plus efficace des ressources", compte tenu de l’actuelle conjoncture économique. De son côté, le représentant du BIT en Algérie, Halim Hamzaoui, a considéré que le projet d'autonomisation permet "d'ancrer l'esprit d’entreprenariat" chez les jeunes, plutôt que de perpétuer le réflexe consistant à associer le diplôme à la fonction publique. De même qu'il a un impact "certain" sur le développement local des deux wilayas concernées, a-t-il également noté.        Depuis sa mise en oeuvre, le projet, financé à hauteur de 800.000 dollars, a permis à une centaine de jeunes d'Adrar et de Médéa d'être formés pour l'encadrement et à 1610 autres de s'initier aux rudiments et aux règles de l'entreprenariat et ce, "en cohérence avec les potentialités et les réalités locales", précisent ses promoteurs.        Les bénéficiaires du projet ont été récipiendaires des diplômes attestant leur formation et des exemples de ces expériences ont été présentées lors de cet atelier d'évaluation et de remise des résultats.

R.N