Le rééchelonnement du remboursement des crédits contractés par les micro-entreprises en difficultés financières se fera sous certaines conditions, a indiqué hier à l'APS le ministre des Finances, Hadji Babaammi, en marge des Assises nationales sur la micro-entreprise.

 

 "Il y aura des contacts qui seront lancés entre le jeune entrepreneur en difficulté et sa banque. Il va y avoir des études au cas par cas, mais l'opération (de rééchelonnement) se fera sous trois conditions", explique le ministre. Il s'agit de la disponibilité des équipements financés par la banque, c'est-à-dire qu'ils ne soient pas vendus par l'entreprise, que le dossier ne soit pas transféré vers le Fonds de garantie des PME, et que le jeune entrepreneur engage réellement des efforts pour conforter son entreprise, précise M. Babaammi. Selon lui, ces difficultés de remboursement des crédits sont dues principalement à des lacunes dans la maîtrise de la gestion par ces jeunes entrepreneurs. Son allocution prononcée lors des Assises nationales sur la micro-entreprise, qui se tiennent dimanche et lundi à Alger, le Premier ministre Abdelmalek Sellal avait annoncé le rééchelonnement du remboursement des crédits contractés par cette catégorie d'entreprises pour résoudre leurs problèmes de liquidités. "Nous n'allons pas vous donner de l'argent, nous allons juste vous aider à rapporter de l'argent par vous-mêmes", a-t-il dit. Il a fait savoir que la totalité des crédits alloués, à travers les différents mécanismes de soutien aux jeunes, avait atteint quelque 681 milliards de DA soulignant que les retards dans le remboursement des crédits ne représentaient que 19%.

H. B.