Le président de la Fédération nationale des jeunes entrepreneurs,  Kheireddine Hamel, a suggéré dimanche soir à Alger,  l'élaboration d'un cahier des charges de la micro-entreprise pour lui permettre de participer à la  concrétisation des différents projets et aux appels d'offre qui, souvent, reviennent aux grandes  entreprises.

 La Fédération nationale des jeunes entrepreneurs soumettra aux autorités publiques une série de  propositions afin de d'élaborer un cahier des charges qui réservera un "traitement spécial", à la  micro-entreprise dans tous secteurs économiques concernés par la réalisation des projets et les  appels d'offre en vue de redynamiser le rôle de la micro-entreprise et d'encourager sa contribution  dans la dynamique économique, a indiqué M. Hamel en marge des ateliers organisés à l'occasion des  assises nationales sur la micro-entreprise.  Il a précisé à ce propos, que "la mouture finale du cahier des charges de la micro-entreprise qui  apportera des solutions aux divers problèmes  que celle-ci rencontre, sera finalisée en collaboration avec des experts tout en tenant compte des  préoccupations majeures des chefs d'entreprises afin de leur permettre d'améliorer leurs activités  et d'assurer leur pérennité". D'autre part, les conditions d'obtention des marchés par la micro-entreprise et du foncier tout en  bénéficiant des mesures administratives qui demeurent cependant "complexes" ont été au centre des  préoccupations des entrepreneurs présents aux ateliers consacrés aux domaines des travaux publics et  du bâtiment, de l'agriculture, de la pêche, de l'industrie, de la maintenance, des technologies de  l'information et de la communication, des transactions publiques, du tourisme et de l'artisanat".  Plusieurs intervenants ont estimé à cet effet, que les conditions requises pour la réalisation de  certains projets par une micro-entreprise étaient "rédhibitoires" dans le sens où elles ne lui  permettent pas d'accéder au projet. Ils ont abordé outre le problème de commercialisation, celui de la non homologation des produits  innovés et le manque de matière première ce qui influe négativement sur leurs activités.  Toujours selon le président de la Fédération nationale des jeunes entrepreneurs, ces assises  tendant à concrétiser un rapprochement, à établir un partenariat entre les jeunes entrepreneurs et  les grands investisseurs et à renforcer enfin, l'interaction dans le cadre de la promotion du  produit local.    Par ailleurs, des jeunes investisseurs ont demandé également de "réactiver l'article 87 bis de la  loi sur marchés publics qui consacre à la micro-entreprise un taux de 20% des projets retenus à la  réalisation".   Ces assises nationales sur la micro-entreprise qui ont vu la participation de plus de 1000 jeunes  entrepreneurs venus des différents régions du pays seront sanctionnées lundi par l'adoption de  plusieurs recommandations.

R.N