Malgré le rachat par l’Etat algérien de Djezzy à hauteur de 51%, rien ne semble avoir changé pour les travailleurs qui continuent, selon des révélations faites par le journal électronique Algeriepatriotique, de subir les mêmes pratiques de discrimination.

 

 

Ainsi, d’après le journal, les principaux postes de responsabilité stratégiques seraient toujours détenus par les anciens cadres égyptiens installés par Naguib Sawiris. Des employés algériens de l’opérateur de téléphonie mobile reprochaient déjà en juin 2014 cet état de fait. Depuis, rien ne semble avoir changé. En 2014, alors que l’achat de l’entreprise venait d’être finalisé, des dizaines de travailleurs, y compris des cadres de l’entreprise, ont tiré la sonnette d’alarme pour attirer l’attention sur leur situation et les discriminations qui les touchaient au sein de l’entreprise. Des actions de protestation avaient eu lieu au siège principal de l’opérateur à Dar El-Beida, mais aussi aux sièges de Dely Ibrahim et Constantine. Les cadres de l’entreprise avaient rédigé à cette occasion une plateforme de revendications exigeant, outre les augmentations salariales, une réduction des disparités entre les différentes catégories socioprofessionnelles et le partage des bénéfices. Pourtant, lors de la conclusion de l’accord de rachat, en avril 2014, le Fonds national d’investissement (FNI) avait souligné que la signature avec le groupe VimpelCom en avril 2014 «ouvre une ère nouvelle dans le développement de Djezzy en donnant à OTA un nouvel actionnariat solide et stable», assurant que «la réorganisation interne de la structure de Djezzy n'aura aucun impact sur ses conditions d'exploitation et n'affectera pas les conditions d'emploi de son personnel». Le FNI avait en effet précisé dans un communiqué qu’«afin de faciliter la réalisation de l'opération, OTA apportera ses activités à Optimum Telecom Algérie SPA, filiale entièrement détenue par OTA». Ce pacte d’actionnaires, précisait la même source, «comporte aussi des clauses relatives à la composition, aux modalités de désignation et de révocation, et aux pouvoirs des organes de direction et de surveillance des sociétés. Il permet à VimpelCom de conserver le contrôle managérial et opérationnel d’OTA, mais confère au FNI des droits de veto sur les grandes décisions stratégiques. Il est à rappeler qu’après plusieurs années de négociations difficiles, l’Etat algérien a racheté en avril 2014, via le FNI, les actions pour l'acquisition d'une participation de 51% dans la société Orascom Telecom Algérie SPA (OTA) pour un montant de 2,6 milliards de dollars. La signature de l'accord s'est déroulée à Paris auprès de Global Telecom Holding, filiale majoritairement détenue par la société VimpelCom, opérateur de service de télécommunications.

H. B.