Les questions liées à la relance économique et la transition énergétique pour sortir la pays de la dépendance aux hydrocarbures ont été soulevées par les partis en lice lors des législatives du 4 mai prochain, a rapporté hier la presse nationale.

 

Le quotidien El Moudjahid a noté qu'alors que la campagne électorale est à mi-chemin, "peu de partis évoquent, de façon un peu plus détaillée, les questions de l'heure", à différents niveaux, comme les mesures concrètes à prendre pour surmonter la crise financière que traverse le pays, ou comment aller vers une économie diversifiée, créer des emplois, réussir la transition énergétique. La Nouvelle République relève, pour sa part, que les candidats sont "unanimes sur la nécessité de transition énergétique", ajoutant que la sortie de la dépendance de l'économie nationale à l'égard des hydrocarbures prend une "place de choix" dans les listes des propositions des partis candidats aux législatives. A cet effet, le parti du Front de libération nationale (FLN) considère que l'énergie est une "source vitale" sur laquelle reposent tous les secteurs économiques, en faisant le constat d'un "recul continu" dans le production nationale des hydrocarbures, alors qu'en parallèle la demande locale est en hausse. 

Pour faire face à cette situation et réussir la transition énergétique, poursuit le journal, le FLN plaide pour l'investissement dans le domaine des énergies renouvelables. De même pour le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), parlant d'une diminution de l'offre à cause du déclin des ressources en hydrocarbures et de l'explosion de la demande interne. Pour le parti, précise la même publication, il est nécessaire d'agir vite, "à la fois sur l'offre et la demande", car "la pénurie ne concerne pas que les prochaines générations, elle est d'actualité", d'où l'importance d'instaurer un marché de l'efficacité énergétique et des énergies renouvelables. Egalement pour le Rassemblement nationale démocratique (RND), qui constate que la consommation intérieure en hydrocarbures est en "augmentation constante, une tendance en sens contraire de celle de la production".  Le parti préconise, à cet égard, "outre la poursuite de l'intensification de l'exploration des hydrocarbures conventionnelles, d'intensifier la mise en valeur de nouvelles sources d'énergies". Pour sa part, le Mouvement populaire algérien (MPA) prône pour des réformes libérales et faire rupture avec les politiques anciennes, rapporte l'Expression. "L'ère de la domination de l'entreprise étatique sur l'économie est révolue", a martelé le secrétaire général du parti, Amara Benyounes, soutenant que "l'économie de marché et la propriété privée sont la règle, alors que l'économie dirigée et la propriété publique devraient relever de l'exception", note le journal.  Le Quotidien d'Oran a évoqué, également, Benyounes, dans sa campagne, où il appelle à saisir l'occasion qu'offre le scrutin du 4 mai pour opérer un "grand changement" et sortir le pays de la crise. Le Front des forces socialistes (FFS) a appelé, aussi, les citoyens à participer massivement aux élections et à garder l'espoir d'un changement "pacifique et consensuel", rapporte El Watan. Pour le premier secrétaire du parti, cette participation "doit constituer un point de départ pour la construction d'institutions fortes à même d'apporter des réponse claires à l'exclusion sociale, le chômage et la paupérisation de la société", ajoute le quotidien. Par ailleurs, le quotidien "El Massa" a noté que le dixième jour de campagne a été ponctué par la poursuite des partis candidats de leurs activités entre rassemblements et sorties de proximité afin de sensibiliser et convaincre les citoyens d'aller massivement aux urnes le 4 mai pour d'opérer le changement.   De son côté, "Echourouk" a évoqué l'affichage anarchique des portraits de candidats, alors que des espaces et panneaux y sont dédiés, et ce, malgré les mises en gardes émises par la Haute instance indépendante pour la  surveillance des élections (HIISE) contre ces pratiques, en promettant de sévir contre ceux qui enfreignent au règlement.

A. M.