PDTLe Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a procédé  hier à Oran, à la pose de la première pierre du projet de réalisation  d'une usine de fabrication de lubrifiants du Groupe "Total Algérie",  implantée dans la commune de Chehaïria, relevant de la daïra de Bethioua.  

D'un coût global de 4,4 milliards DA, ce projet sera réalisé sur une  assiette foncière de 4,1 hectares pour être livré en août 2018, après seize  mois de réalisation.  La production de "blending", mélange des différentes huiles de raffinage  et des additifs particuliers, dans cette future usine répondra en partie à  la demande exprimée sur le marché national et estimée à 180.000 tonnes/an,  comme elle permettra une substitution à hauteur de 50% des importations  actuelles.  Une fois opérationnelle, l'usine créera plus de 50 emplois directs et 150  autres indirects.  Après la présentation de ce projet par les responsables de "Total   Algérie", M. Sellal a indiqué au sujet du secteur de la pétrochimie  nationale, qu'"à terme nous ne souhaitons plus exporter notre gaz mais le  transformer en Algérie".  "Nous avons les capacités de concrétiser cet objectif avec nos  partenaires, à l'instar des français. C'est un choix que nous avons fait.   Nous avons besoin de cette plus-value. Il faut qu'on avance", a-t-il  ajouté.  S'adressant aux responsables de "Total Algérie", M. Sellal les a invités à  passer à la vitesse supérieure.

Inauguration de deux projets industriels à Bethioua 

Le Premier ministre, a, également inauguré, une extension du complexe sidérurgique de  "Tosyali Algérie", ainsi qu'une usine de fabrication de tubes d'acier,  situées au pôle économique de Béthioua.  Le premier projet concerne une extension du complexe sidérurgique DRI,  aciérie et laminoirs du groupe turc de droit algérien "Tosyali Iron and  Steel Industry Algérie", prévue sur une superficie de 100 hectares et  dédiée à la production du rond à béton.  Sa capacité de production est estimée à 2 millions de tonnes par an, ce  qui permettra, selon les initiateurs du projet, de réduire les importations de ce matériau de construction et répondra aux besoins des très nombreux  chantiers de construction, lancés à Oran et dans toutes les régions du  pays.  La mise en exploitation de cette extension permettra la création de  quelque 3.750 emplois directs et plus de 10.000 emplois indirects, a-t-on  indiqué, lors de présentation du projet.   Les différentes parties du complexe entreront graduellement en production jusqu'à la mise en service totale de l'usine, prévue au mois de mars 2018.  Le groupe "Tosyali Algérie" a réalisé, au cours de ces dernières années, à  Béthioua, une des zones les plus dynamiques d'Oran sur le plan économique  et industrielles, avec quatre unités de métallurgie dédiées respectivement au rond à béton, au fil machine, à l'acier feuilleté et aux pipes.  Dans son intervention, après la présentation du projet, le Premier ministre a invité les responsables du complexe à passer à la phase active  de l'exploitation du gisement de fer de Ghar Djebilat.  "Notre objectif est de faire de l'Algérie, l'un des plus grands producteurs de fer dans le bassin méditerranéen", a-t-il souligné, assurant  que le pays dispose des capacités nécessaires à cet effet.  Par ailleurs, M. Sellal a invité tous les partenaires à s'engager dans  cette dynamique car, a-t-il dit, "notre objectif est de devenir un pays  émergeant à l'horizon 2020".  M. Sellal a invité les responsable des trois complexes industriels  implantés à Bethioua, l'"ETRHB", de "Tosyali" et de "Total Algérie", à  assister les jeunes désirant créer des PME autour de ce pôle afin de créer  une dynamique de travail et de production.  Auparavant, le Premier ministre a inauguré un complexe industriel spécialisé dans la fabrication de tubes d'acier sidérurgiques, un  investissement privé du groupe "ETRHB Haddad".   Constitué de deux unités pour la fabrication et le revêtement des tubes  spirales en acier, ce complexe industriel, dont les travaux de réalisation  ont été lancés en 2013, a nécessité un investissement de 21 milliards DA.  

Sa mise en exploitation permet de générer 250 postes d'emploi.  Cette usine produira annuellement 450.000 tonnes de tubes destinés aux  transferts hydrauliques, gazier et pétrolier. Elle vise à réduire l'importation de ces matériaux très utilisés dans ces domaines. 

Le Premier ministre a instruit la direction de l'usine d'entamer la  production pour qu'elle soit avalisée afin de signer des contrats avec le  ministère des Ressources en eaux et le groupe Sonatrach.  Soulignant qu'il s'agit de la plus grande usine dans son genre à l'échelle  africaine, M. Sellal a estimé que sa production doit être en mesure de  couvrir en priorité les besoins nationaux avant de passer à l'exportation.  Dans ce contexte, il a insisté sur la qualité de ces produits qui doivent  être reconnus et certifiés à l'échelle mondiale.

A.M.