Les perspectives de complémentarité entre  l'économie algérienne et belge sont "intéressantes", a affirmé jeudi à  Bruxelles la Secrétaire d'Etat à la région de Bruxelles-Capitale, chargée  du Commerce extérieur, Cécile Jodogne, qui a exhorté les entreprises  algériennes et belges à saisir les opportunités de partenariat pour  développer davantage la coopération économique entre les deux pays. 

"Je pense que les complémentarités (entre l'économie belge et algérienne)  sont intéressantes", a-t-elle déclaré lors du premier forum d'affaires  algéro-belge, organisé par le club des entrepreneurs algériens et belges  "Aïn El Kheïr". La rencontre à laquelle ont pris part plus d'une trentaine de chefs  d'entreprises algériennes et belges constitue, selon la secrétaire d'Etat  belge, "l'occasion d'attirer l'attention sur ce marché en pleine mutation  que représente l'Algérie". Mme Jodogne a salué, à l'occasion, les efforts des autorités algériennes  visant à "diversifier l'économie qui ne sera plus portée uniquement sur les  hydrocarbures", mettant en exergue leur volonté d'"impliquer plus le  secteur privé" et les réformes engagées pour "offrir un cadre juridique  stable" aux investisseurs étrangers. "Tous ces éléments sont très positifs pour la croissance des échanges  économiques entre l'Algérie et la Belgique dans de nombreux secteurs où les  entreprises belges ont pu démontrer leurs compétences", a-t-elle estimé,  relevant que les opérateurs belges peuvent également "compter sur de  nombreux atouts en Algérie". L'ambassadeur d'Algérie à Bruxelles, Amar Belani, a souligné, à ce titre,  le "contexte favorable" dans lequel se tient cette rencontre. Un contexte  marqué par "l'accélération des réformes dans tous les secteurs dont en  ligne avec les objectifs tracés dans le cadre du nouveau modèle de  croissance économique" axé sur "la diversification tous azimuts de  l'économie algérienne", a-t-il affirmé. M. Belani a relevé, en outre, "l'intensité particulière" qui caractérise,  ces derniers mois, la coopération algéro-belge, à la faveur de la visite à  Alger du Premier ministre belge, Charles Michel, et de celles des ministres  algériens, respectivement, des Affaires étrangères, des Travaux publics et  des Transports, de l'Energie,  MM. Ramtane Lamamra, Boudjemaâ Talai et Noureddine Boutarfa, à Bruxelles. "Cette nouvelle dynamique constitue assurément un cadre politique propice,  incitant à la pro activité  des entreprises de nos deux pays et à un  engagement plus soutenu en matière d'investissement, de partenariat et de  co-localisation dans des secteurs devenus prioritaires dans nos espaces  économiques", a-t-il estimé. Citant certains de ces secteurs prioritaires, notamment l'agriculture,  l'agro-industrie, le portuaire et le tourisme, l'ambassadeur d'Algérie à  Bruxelles a affirmé que le secteur des énergies renouvelables "revêt un  intérêt particulier" pour l'Algérie qui ambitionne d'installer à l'horizon  2030, des capacités de production d'une énergie d'origine renouvelable à  hauteur de 20.000 MW. Il a exhorté, dans ce contexte, les chefs d'entreprises belges à "faire  preuve d'audace" pour explorer de nouvelles opportunités de partenariat et  d'investissement en Algérie. De son côté, le directeur général de BNP Paribas El Djazaïr, Pascal Fèvre,  a affirmé que "jamais les conditions (d'investir en Algérie) n'ont été  aussi favorables pour celui qui a quelque chose à proposer". Livrant l'analyse de sa banque par rapport à la situation en Algérie, M.  Fèvre a soutenu que "le meilleur est à venir", exhortant les entreprises  belges à explorer ce marché d'autant que la situation sécuritaire s'est  nettement améliorée ces dix dernières années. "Beaucoup d'entreprises se félicitent d'avoir investi en Algérie. Mais ne  comptez pas faire de l'Algérie un marché pour écouler vos marchandises. Ce  pays a besoin, aujourd'hui, de savoir-faire", a-t-il précisé à l'adresse  des chefs d'entreprises belges présents au forum. Pour sa part, le président du club "Ain El Kheïr", Hamid Ait Abderrahim, a  affirmé qu' "un effort particulier" est fait en direction des jeunes  entrepreneurs belges notamment ceux d'origine algérienne qui ambitionnent  de se développer à l'international et qui s'intéressent aux opportunités  qu'offre l'Algérie. Selon M. Ait Abderrahim, le club compte développer des relations étroites  avec le Forum des chefs d'entreprises (FCE) et la Chambre algérienne du  commerce et de l'industrie (CACI) pour aider les entreprises algériennes  qui veulent établir des relations durables avec des partenaires belges. 

R.N