Chaque année, ils sont entre 600.000 à 700.000 jeunes, certains « n’ayant pas un niveau scolaire élevé », à bénéficier de cycles de formation à l’effet d’acquérir un métier leur offrant l’opportunité de trouver un emploi et de s’intégrer, ainsi, dans la vie active.

 

A deux semaines de la reprise des cours de formation et d’enseignement professionnels, fixée au 24 septembre, la chaine 3 de la Radio Algérienne recevait, ce lundi, M. Mohamed Mébarki, venu notamment s’exprimer à propos de la révision des filières et des spécialités dispensées dans ces établissements. Le ministre de la Formation et de l’enseignement professionnels signale que cette révision s’effectue en étroite collaboration avec les entreprises demandeuses de main d’œuvre, afin de répondre au plus près à leurs besoins en ressources humaines. Système innovant, il signale que 80% du temps d’apprentissage des élèves se déroule au sein des entreprises, ou chez l’artisan, « et le reste dans les établissements de formation ». Reconnaissant « qu’à un moment » le système éducatif était beaucoup plus axé sur la formation supérieure, alors que celle de cadres et ouvriers qualifiés « était délaissée », M. Mebarki explique que cette situation est en train d’être « rattrapée », à travers un meilleur intérêt à la formation professionnelle. Cet intérêt, ajoute-t-il, est clairement énoncé dans le programme d’action du gouvernement, lequel insiste sur la formation de ressources humaines qualifiées, à travers le renforcement du réseaux de formation professionnelle, dont il indique qu’il est actuellement constitué de 1.230 établissements et de 120 autres tournés vers la formation de techniciens supérieurs. Afin de répondre aux besoins de formation de plus en plus importants et remplacer les personnels ouvrant droit à la retraite, il annonce le prochain recrutement de 2.000 formateurs destinés à être versés dans de nouvelles spécialités.  Commentant l’introduction dans le cursus de formation d’un Brevet d’enseignement supérieur, qualifié par lui de diplôme équivalent au baccalauréat professionnel, le ministre explique que l’introduction d’un enseignement professionnel a été décidée en remplacement de l’enseignement technique, « qui existait auparavant », sanctionné alors par un bac technique. De cette « nouvelle architecture », dont il annonce qu’elle sera progressivement mise en place, à partir de cette année, il explique qu’elle est destinée à répondre aux vœux des élèves soucieux d’accéder à un enseignement professionnel « supérieur ».