reintroductionLe ministre de l'Habitat, de l'Urbanisme et de la Ville, Abdelwahid Temmar, a estimé, à Chahbounia, sud de Médéa, qu'une réintroduction de la formule de logement promotionnel aidé (LPA), gelée depuis 2012, dans la nomenclature des formules adoptées par le secteur de l'habitat, est tributaire d'une somme da garanties et de mécanismes susceptibles d'éviter la reproduction des erreurs du passé.

Il faut faire un état des lieux approfondi par rapport à ce qui a été réalisé dans le cadre de cette formule, d'identifier les insuffisances en vue d'apporter les correctifs nécessaires, avant d'envisager un retour à la formule du logement promotionnel aidé, a déclaré, le ministre, en marge du coup d'envoi de l'opération de viabilisation d'un lotissement social au niveau de cette commune. Le dossier du LPA doit être épuré de toutes les carences et les lacunes qui ont emmené les pouvoirs à geler cette formule, a indiqué M. Temmar, ajoutant que son département ministériel a réuni récemment des experts et des responsables du secteur pour examiner les conditions d'une relance du LPA, mais sous une nouvelle forme. Il est envisagé, dans cette perspective, d'associer désormais le fonds de garantie (Fgar), de façon à bien cerner le volet financier du projet et de préserver, aussi bien les intérêts des collectivités, que celle des souscripteurs, a-t-il fait observer.

Révision prochaine de la loi sur l'urbanisme

Le ministre a annoncé également que la loi sur l'urbanisme, qui date de 1990, sera révisée prochainement, affirmant que les mutations qu'à connu le pays, au cours, des dernières décades, imposent la révision de cette loi pour l'adapter à l'Algérie de demain. "Nous envisageons d'apporter des correctifs nécessaires à l'actuel loi sur l'urbanisme, de façon qu'elle puisse répondre aux attentes du secteur, non seulement, en terme d'habitat et d'urbanisme, mais d'être au diapason des exigences écologiques, économique ou technologiques", a indiqué le ministre, lors de sa tournée d'inspection dans la wilaya de Médéa. Le projet de révision, en gestation au niveau du ministère, va accorder plus d'importance à des volets qui n'ont pas bénéficié de suffisamment d'intérêt, malgré leur impact, en l'occurrence la contrôle d'urbanisme, de corriger les imperfections constatées également dans les textes réglementant l'opération de mise en conformité des constructions illicites et la régularisation des constructions inachevées, a expliqué M. Temmar.

  1. M.