Le nombre important des crédits accordés à l’investissement, avec des différés importants, et la baisse des recettes provenant des hydrocarbures « sont les principaux facteurs qui ont contribué à la baisse des liquidités dans les banques », a déclaré Boualem Djebbar, président de l’Association des banques et établissements financier (ABEF), lors de son passage, mardi matin, dans l’émission L’Invité de la rédaction de la Chaine 3 de la Radio Algérienne.



Djebbar évalue les liquidités bancaires actuellement disponibles entre 600 à 700 milliards de dinars. Si les banques, qui étaient en surliquidités il y a quelques années, connaissent actuellement une baisse de trésorerie, c'est en raison, explique le président de l’ABEF, de la hausse des crédits à l'économie, accordés par les banques aux entreprises, durant les 4 dernières années, qui ont atteint une moyenne de 20%, avec un pic de 26 % enregistré en 2014. « 75% de ces crédit sont accordés à moyen et long terme et une bonne partie parmi eux sont octroyés avec des différés importants qui peuvent aller jusqu’à 10 ans, souligne M. Djebbar. Et d'affirmer que « cet argent n’est pas rapidement renouvelable ». Mais pour autant, ajoutera M Djebbar, ces crédits n’ont pas négligé les ménages soucieux de s’investir dans l’achat de biens immobiliers ou de biens de consommation, afin, dit-il, de privilégier la production et l’investissement productif dans le pays. Concernant le recouvrement des créances, L’invité de la rédaction de la Chaine 3, indique que c’est un processus normal, précisant que taux d’impayés actuellement avoisine les 11 % en brute et moins de 3 % en net de provisions. « Ces impayés sont cumulés depuis des dizaines d’années », fait-il. remarqué. Une situation que M. Djebbar qualifie de normale. « Une banque peut avoir un manque de ressources. C’est pour cela qu'il y a des leviers qui sont universels, à l'exemple du recours au refinancement de la banque d’Algérie », conclu-t-il.