L’Algérie a enregistré une centaine d’échouages  de cétacés, des dauphins principalement, entre 1997 et 2017, a indiqué à  l’APS une chercheur au Centre national de recherche de développement de la  pêche et de l’aquaculture (CNRDPA) Interrogée en marge de la 4ème Conférence biennale sur la conservation des  cétacés dans les pays du sud de la Méditerranée, qui a pris fin dimanche à  Oran, Mme Souad Lamouti a indiqué que la base de données du CNRDPA fait  état d’une centaine d’échouage dont deux prises de pêche accidentelles.

Si la majorité des cas à travers le territoire national sont signalés,  ceux concernant des prises accidentelles ne sont pas signalés, les pêcheurs  craignant d’avoir des problèmes préfèrent souvent les taire, a-t-elle  souligné. La base de données du même centre signale, par ailleurs, l’échouage d’une  dizaine de tortues de mer, des espèces fragiles, au cours de la même  période, fait-t-on savoir de même source. Les cétacés du bassin méditerranéen sont sujets à de multiples menaces  liées au le trafic maritime qui provoque des collisions avec les mammifères  marins, aux activités d’extractions pétrolières, génératrices de bruits qui  perturbent la communication entre ces mammifères, à la pêche accidentelle,  à l’échouage, aux filets fantômes et aux activités touristiques. Le directeur général de la pêche et de l’aquaculture, Taha Hamouche,  intervenant dimanche, à l’occasion de l’installation du réseau pour la  surveillance de la salubrité phytoplancton et des algues toxiques pour la  région Ouest du pays, a appelé à la mise en place d’autres réseaux de  surveillance, notamment un dédié à la surveillance des cétacés. Mme Lamouti a, par ailleurs, indiqué qu’un projet de surveillance des  cétacés dans la Méditerranée, initié par l’ACCOBAMS, sera lancé au cours de  l’été 2018. Il s’agit d’observer les mammifères marins, simultanément dans  tout les pays de la méditerranée pendant une semaine et aboutir à un  ensemble de constatations. L’Algérie participera dans cette opération avec son navire de recherche    Grine Belkacem  , en impliquant éventuellement d’autres moyens maritimes et  aériens pour l’observation des cétacés, a-t-elle précisé. L’Accord sur la conservation des cétacés de la mer noire, de la  méditerranée et de la zone atlantique adjacente (ACCOBAMS), ratifié par 29  pays dont l’Algérie, vise à réduire les menaces qui pèsent sur les cétacés  par l’amélioration des connaissances sur ces mammifères à travers des  mesures de conservation à mettre en oeuvre par les parties contractantes,  rappelle-t-on.

APS