Le centre commercial et de loisirs "City Center" a été inauguré officiellement hier à Alger, s'ajoutant aux autres surfaces de grande distribution, qui connaissent un grand essor ces dernières années en Algérie, particulièrement dans la capitale.

Intervenant près d'un mois depuis son ouverture au public, cette cérémonie d'inauguration a été marquée par la présence, notamment, du ministre des Finances, Abderrahmane Benkhelfa, et du directeur général de la société algéro-saoudienne d'investissement (Asicom, promoteur du projet), Abdelkrim Bouzred. Le projet représente un investissement global de 3,6 milliards de DA composés de deux crédits fournis, respectivement, par la Banque de l'agriculture et du développement rural (Badr) pour un montant de 2,55 milliards de DA, et par la Société financière d'investissement (Sofinance) pour 350 millions de DA, alors que l'apport d'Asicom a été de 700 millions de DA. D'une surface totale de 32.927 m2, le City Center est composé de deux bâtiments dont l'un comprend un hypermarché de la marque française Carrefour et une galerie marchande sur deux niveaux, alors que le second comprend des espaces de restauration et de loisirs, ainsi qu'un parking à étages de 700 places. Implanté dans la commune de Mohammadia (à proximité du quartier des Bananiers), le City Center est la propriété de la société par actions Oceano Center (filiale d'Asicom) et géré par l'entreprise Hyper distribution Algérie (HDA) qui est détenue à hauteur de 70% par la filiale tunisienne de Carrefour et de 30% par Asicom avec de personnes physiques algériennes. Le centre emploie 620 personnes dont 320 dans l'hypermarché, 200 dans les boutiques et 100 dans la gestion du centre. Asicom est une société d'investissement mixte créée en 2008 par une convention entre l'Algérie et l'Arabie Saoudite.  Dotée d'un capital de huit (8) milliards de DA, détenu à parts égales par les deux Etats, Asicom a pour principale mission de promouvoir l'investissement en Algérie dans tous les secteurs d'activité, soit par la création de sociétés ou l'acquisition et la prise de participations dans des sociétés existantes. A l'issue de sa visite au centre, le ministre des Finances a indiqué à l'APS que ce projet représentait une "valeur symbolique" du fait de la nature de ses bailleurs de fonds (une banque et deux sociétés d'investissement). Il a ajouté que ce modèle d'investissement, basé sur un capital mixte entre l'Algérie et un partenaire étranger, et avec des franchises internationales, devrait se reproduire dans l'avenir et se généraliser sur tout le territoire national mais tout en profitant aussi à la production locale. A.A