opep0512Le prix du panier de référence du brut de  l`Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) s`est établi lundi à  61,46 dollars le baril contre 61,71 dollars la veille, a indiqué mardi  l'organisation sur son site web.

Introduit en 2005, le panier de référence de l'OPEP comprend quatorze (14)  types de pétrole, dont le Sahara Blend (Algérie), l'Iran Heavy (Iran),  Es-Sider (Libye), Basra Light (Irak), Bonny Light (Nigeria), Arab Light  (Arabie Saoudite), Girassol (Angola) et le Mery (Venezuela). Lundi, les prix du pétrole reculaient légèrement en fin d'échanges  européens mais restaient à des niveaux élevés après que l'Opep et ses  partenaires ont renouvelé jeudi leur accord de baisse de la production. En début de soirée, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en  février valait 62,96 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de  Londres, en baisse de 77 cents par rapport à la clôture de vendredi. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet  crude" (WTI) pour le contrat de janvier cédait 58 cents à 57,78 dollars. "L'extension des baisses de production, qui représente 1,8 million de  barils par jour, devrait soutenir le marché, mais les inquiétudes  persistent sur une réaction des producteurs américains de pétrole de  schiste qui pourraient augmenter leur production pour répondre aux prix  plus élevés", a commenté un analyste. L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et dix autres pays,  dont la Russie, ont renouvelé leur accord de baisse de production jusqu'à  fin 2018 pour poursuivre leur effort de rééquilibrage du marché. La décision était largement anticipée par les marchés, qui ont grimpé  depuis l'été pour atteindre en novembre leurs plus hauts niveaux depuis  2015, à 64,65 dollars pour le Brent et à 59,05 dollars pour le WTI. "L'Opep a respecté l'objectif de production global en 2017. Nous nous  attendons à ce que cela reste le cas en 2018, et nous prévoyons une  croissance réduite des extractions de l'Organisation", ont souligné des  analystes. Ces derniers estiment par ailleurs que la croissance "impressionnante" de  la production américaine de pétrole, qui a augmenté de 290.000 barils par  jour en septembre par rapport au mois précédent, serait "dure à maintenir".   Pour rappel, l 'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA) a  dévoilé jeudi dans son rapport mensuel une progression de 3,2% de la  production américaine en septembre à 9,48 millions de barils par jour. Dans une décision historique, les quatorze membres du cartel mené par  l'Arabie Saoudite s'étaient engagés en novembre 2016 à limiter leur  production, entraînant dans ce mouvement dix pays producteurs extérieurs à  l'organisation, dont la Russie, autre géant du secteur.

S.A