preEmploiLe ministre de l'Intérieur, des Collectivités  locales et de l'Aménagement du territoire, Noureddine Bedoui a affirmé,  mercredi à Alger, que son secteur "n'abandonnera pas les titulaires des  contrats du pré-emploi", précisant qu'ils devraient "prochainement" suivre  une formation de courte durée pour leur permettre de gérer les différents  services publics communaux.

 

Répondant aux questions des membres de la Commission des finances et du  budget de l'Assemblée populaire nationale (APN) lors de l'examen de la loi  portant règlement budgétaire 2015, en présence du ministre des Relations  avec le parlement, Tahar Khaoua, M. Bedoui a indiqué que son secteur  "n'abandonnera pas ses personnels recrutés dans le cadre des contrats  pré-emploi en particulier au niveau local", soulignant cependant qu'il faut  "aller vers la spécialisation". Le ministre a précisé, dans ce sens, que ces travailleurs "devront suivre  prochainement une formation de courte durée, pour leur permettre d'encadrer  et de gérer les différents services publics des communes, notamment les  bibliothèques, les piscines, les maisons de jeunes et les salles de  cinéma". Par ailleurs, le ministre a annoncé l'ouverture d'un centre de formation à  distance, au profit des élus locaux et du personnel des collectivités  locales, précisant que "la modernisation ne saurait se réaliser sans la  promotion de la ressource humaine, en lui assurant une formation de haut  niveau". "Tous les efforts consentis par le gouvernement visent vont dans le sens  de la satisfaction des aspirations du citoyen", a-t-il dit, soulignant les  priorités comme la nécessité de préserver la sécurité et la stabilité,  notamment en raison de la situation instable dans certains pays voisins". Apres avoir salué les efforts de l'Armée nationale populaire (ANP) dans la  préservation de la sécurité et de la stabilité et la protection des  frontières, M. Bedoui a indiqué que l'Etat "ne permettra à quiconque de  porter atteinte à la sécurité du citoyen, à la stabilité du pays et aux  acquis du peuple algérien". Rappelant que "les marches et les manifestations sont interdites à Alger,  en vertu d'un texte de loi qui doit être respecté", M. Bedoui a expliqué  que cette loi a pour objectif "le maintien de l'ordre public et de la  sérénité du citoyen". Le ministre a promis le renforcement de la couverture sécuritaire dans  certaines communes "dès la sortie de nouvelles promotions d'agents de  l'ordre public", affirmant qu'"à l'avenir, il n'y aura plus de nouvelles  agglomérations sans structures publiques nécessaires ou postes de police". Le ministre a indiqué, sur un autre plan, que "le nouveau découpage  administratif décidé par le président de la République est maintenu",  soulignant la création de 10 wilayas déléguées au Sud, en attendant  d'autres prévues prochainement dans la région des Hauts-Plateaux "dans le  but de procéder à terme à la promotion de ces wilayas déléguées en wilayas  à part entière".           D'autre part, M. Bedoui a annoncé plusieurs projets de loi en cours  d'élaboration, à l'instar de ceux relatifs aux collectivités locales et à  la démocratie participative, ajoutant que les portes de ses services  demeuraient "ouvertes à toute proposition à ce sujet des partenaires et des  experts". Dans ce sens, il a appelé tous les citoyens à "la promotion d'une  démocratie participative ancrée dans la société algérienne". Lors de son exposé devant la commission des finances et du budget, le  ministre a indiqué que les affectations ouvertes en 2015 s'elevaient à  549.809.342.000 DA avant d'atteindre 596.934.336.000 DA au titre des  affectations révisées pour la même année, soit  une hausse de  47.124.994.000 DA, représentant un taux de 8.57%. Les affectations consommées jusqu'au 31 décembre 2015 ont atteint  540.343.411.6.3.38 DA, soit un taux d'exécution de 90.52% des affectations  révisées, a indiqué le ministre, ajoutant que les affectations non  consommées de l'ordre de 56.590.924.390.62 DA relevaient de l'application  des instructions du Premier ministre concernant les dispositions inhérentes  au renforcement des équilibres internes et externes du pays, à travers la  maîtrise du recrutement et dépenses de fonctionnement relatives à d'autres  postes, outre la rationalisation des dépenses publiques à la faveur de la  réduction de 4% des dépenses de fonctionnement et la réduction de 20% des  prestations téléphoniques et achats d'accessoires de 20%. Il a ajouté que le montant global consacré aux plans communaux de  développement (PCD) au titre de l'année 2015 s'élevait à 100 milliards DA  répartis à travers les wilayas, selon des normes bien définies, notamment  en termes de nombre des communes dans chaque wilaya. A la fin 2015, le montant engagé était de 69.82 milliards DA alors que  celui versait était de 30.36 milliards DA, soit un taux de consommation de  30%. Les interventions des députés ont porté dans leur ensemble sur l'impératif  de fixer des conditions à la candidature des chefs d'APC en leur conférant  de plus larges prérogatives les habilitant à accomplir pleinement leurs  missions, d'autant qu'ils sont en contact direct avec les citoyens et  connaissent de près leurs problèmes et contraintes quotidiennes dans le  cadre de la décentralisation des décisions. Certains membres de la commission ont appelé à garantir de postes de  sûreté dans les nouvelles agglomérations au niveau de la capitale et sa  périphérie, en sus de l'acquisition de chasse-neige pour atténuer la  souffrance des wilayas concernées en hiver. Par ailleurs, les députés ont salué l'organisation d'un cycle de formation  consacré par le ministère à la femme élue, se félicitant de l'institution  du prix de la meilleure femme administratrice d'APC.

R.N