La ministre de la Solidarité nationale, de la  Famille et de la Condition de la femme, Ghania Eddalia, a plaidé, dimanche à Alger, pour la prévention contre les violences faites  aux femmes en Algérie, considérant cet aspect comme  "prioritaire " dans la stratégie de lutte contre ce phénomène.

 

La ministre s'exprimait à l'ouverture du cycle de formation sur  "l'utilisation de la base de données administratives Amane", destiné aux  acteurs sociaux et aux professionnels du secteur de la solidarité,  intervenant dans la prise en charge des femmes victimes de violences et en  situations de détresse. Abordant l'intérêt de la plate-forme "Amane", elle a considéré que son  département accordait la "priorité" à l'action préventive, s'agissant de la  lutte contre le phénomène des violences faites aux femmes, et ce, à travers  "l'incitation à la prise de conscience chez les citoyens et les familles" à  l'égard de celui-ci. Elle a également relevé l'importance du travail de "médiation", la  promotion de la culture de "tolérance" au sein de la population ainsi que  "l'encouragement à la réintégration socio-professionnelle" des femmes  victimes d'atteintes à leurs intégrités physiques et /ou morales. Mme Eddalia a estimé que "le lancement de la base de données Amane  renforcerait les mécanismes et les dispositions inhérents à la prise en  charge de cette catégorie fragilisée de la population, et que sans cet  outil les efforts et acquis réalisés seraient de moindre efficacité". La ministre a expliqué que ladite base consiste à "recueillir les  différents cas de violences dont sont victimes les femmes à travers une  base électronique permettant d'enregistrer et d'analyser les données  collectées par les cellules d'écoute" relevant des Directions de l'action  sociale (DAS) du pays et du département ministériel qu'elle gère. "Amane" se présente comme un "outil d'orientation du travail" permettant  l'élaboration de "programmes idoines, plus ciblés et plus adaptés aux  besoins de prévention contre les violences à l'égard des femmes et de leur  accompagnement", a poursuivi la ministre. La mise en place de cet outil s'inscrit, par ailleurs, dans le cadre de la  "modernisation et de la numérisation" du ministère de la Solidarité  nationale, a-t-elle ajouté, s'agissant de la collecte de données relatives  aux catégories de la population qui en dépendent, notamment les femmes, et  ce, a-t-elle expliqué, afin de leur assurer une prise en charge "de  qualité". La plate-forme "Amane" , lancée en février dernier par le ministère de la  Solidarité nationale avec le soutien technique et financier du Programme  des Nations Unies pour les Femmes (ONU-Femmes), vise la "standardisation et  l'informatisation" de la collecte des données administratives sur les  femmes victimes de violence et/ou en situation de détresse. Elle s'inscrit dans le cadre d'un programme de coopération entre le  Gouvernement algérien et ONU-Femmes portant "Renforcement de l'effectivité  de l'égalité des droits entre les femmes et les hommes 2015-2018".

R.N