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Catégorie : Actualite

 

La Belgique qui abrite de SWIFT, faisant partie  du système nerveux de la finance mondiale, doit renforcer sa supervision vu  qu'il soit souvent "une cible de choix pour les cybercriminels", a indiqué  le Fonds monétaire international sur son site web. 

 

Le SWIFT est un service de messagerie auquel les banques, les bourses et  d’autres acteurs recourent pour transmettre des instructions de paiement  international ou pour régler des échanges de titres.  "SWIFT" est l’acronyme de Society for Worldwide Interbank Financial  Telecommunication, soit: la "société de télécommunication financière  interbancaire mondiale ", faisant, de ce fait, partie du système nerveux de  la finance mondiale. Selon le FMI, il est une cible de choix pour les cybercriminels alléchés  par la perspective de mettre la main sur la monnaie électronique qui  circule entre ses 11.000 membres.  En 2016, des pirates ont dérobé 81 millions de dollars à la banque  centrale du Bangladesh au moyen d’ordres de paiement SWIFT frauduleux, a  souligné la même source. Bien que les pirates n’aient pas réussi à compromettre le réseau central  de SWIFT, des utilisateurs finaux leur avaient servi de point d’accès. Ainsi, il est vital que ce système de messagerie fasse l’objet d’une  supervision adéquate. C’est pour cette raison que le FMI s’est penché sur la supervision de  SWIFT dans le cadre de l’évaluation de la stabilité du secteur financier  qu’il mène régulièrement vers la Belgique. Bien que, précise le FMI, la Belgique représente moins de 3 % de  l’économie de l’Union européenne, qui pèse 17.000 milliards de dollars,  mais elle occupe une place nettement plus importante dans le système  financier.  En effet, outre le SWIFT, le pays est le siège de plusieurs institutions  qui fournissent des services mondiaux de règlement de transactions, gestion  de patrimoine et de paiement. 

Les recommandation de la banque Belge pour la supervision du SWIFT  sont non contraignantes

 

La Banque nationale de Belgique devrait envisager d’améliorer la  supervision en s’arrogeant des compétences supplémentaires en matière de  réglementation et de supervision, a recommandé le FMI.  Elle n’exerce actuellement qu’une "persuasion morale" dans ses activités  de supervision de SWIFT, de sorte que ses recommandations ne sont pas  contraignantes. La composition du forum de supervision de SWIFT, qui regroupe vingt  grandes banques centrales, devrait être ouverte à d’autres pays de  différentes régions et présentant divers stades de développement, a-t-il  également préconisé.  Outre SWIFT, la Belgique accueille également plusieurs établissements qui  fournissent des services mondiaux de règlement de transactions, de  conservation et gestion de patrimoine et de paiement. L’évaluation conclut que, prises isolément, toutes les banques  d’importance systémique en Belgique peuvent résister à des chocs intenses,  mais souligne qu’il est important de préserver des fonds propres et des  capacités d’absorption des pertes suffisants dans les filiales belges de  deux grandes banques de la zone euro.  Cela permettrait d’assurer la résolution de ces groupes bancaires dans  l’hypothèse peu probable d’une faillite. Dans l’ensemble, l’évaluation indique que le système bancaire belge est  devenu plus solide et plus résilient depuis la crise financière mondiale de  2008.Mais les banques belges encourent certains risques liés à la  croissance rapide des prêts hypothécaires, alimentée par la faiblesse des  taux d’intérêts.  Le FMI recommande également que la Banque nationale de Belgique se tienne  prête à prendre des mesures supplémentaires pour maîtriser les prêts  immobiliers, si nécessaire.

APS