Le président de l'Assemblée populaire nationale (APN), Said Bouhadja a reçu, lundi à Alger le président de l'Assemblée nationale du Malawi, Richard Makowa Msowoya, avec lequel il a évoqué la redynamisation du rôle et des missions de la Commission d'amitié parlementaire "Algérie-Malawi".

M. Bouhadja a indiqué, dans ce cadre, que cette visite "constitue un jalon qui vient renforcer la coopération entre l'Algérie et le Malawi et asseoir les liens de coopération au mieux des intérêts des deux peuples, à même de renforcer les relations de coopération et permettre un meilleur échange d'expériences et d'expertises", indique un communiqué de l'APN.

Après avoir passé en revue les rôles et missions des parlements des deux pays, les deux parties ont examiné certaines questions d'intérêt commun aux niveaux continental et international. M. Bouhadja a mis en avant le processus de réconciliation nationale, rappelant la tragédie qui avait secoué l'Algérie causant d'importantes pertes matérielles et humaines.

"La sagesse et la clairvoyance du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, ont grandement contribué à l'ancrage des valeurs de paix et de réconciliation nationale et à la lutte contre le terrorisme qui menaçait l'Etat", a-t-il ajouté. L'Algérie a connu "un tournant décisif grâce aux réformes politiques initiées par le président Bouteflika, lesquelles ont touché tous les secteurs avec la participation de la classe politique et de la société civile, et ce pour l'ancrage de la paix et de la stabilité et la relance du développement national global", a poursuivi M. Bouhadja rappelant dans ce sens "l'élargissement du champs de la démocratie participative dans le cadre de la promotion de l'édification de l'Etat de Droit et la garantie de la liberté d'expression, sans omettre les valeurs de l'identité nationale, à l'instar de l'officialisation de la langue amazighe". Le président de l'APN a rappelé "la volonté de diversifier l'économie du pays hors hydrocarbures en comptant sur les potentialités locales et en créant des partenariats, de l'investissement et une coopération fructueuse avec d'autres pays, loin de toute hégémonie". Par ailleurs, ajoute le communiqué, M. Bouhadja a réitéré les principes de la politique étrangère de l'Algérie, notamment "la non ingérence dans les affaires internes des Etats" et l'option du règlement politique et pacifique des conflits, outre la coopération en matière de lutte contre toutes les formes de terrorisme et le tarissement de ses sources afin d'instaurer la paix et la sécurité et relancer le développement. Affirmant que l'Algérie suivait de près le processus de mise en ouevre de l'accord politique de paix au Mali ainsi que l'avancement de la réconciliation nationale en Libye, il a mis l'accent sur le caractère central de la cause palestinienne pour l'Algérie et son soutien aux causes justes, notamment celle du Sahara Occidental qui est aussi une question de décolonisation ainsi qu'au droit du peuple sahraoui à l'autodétermination "dans le cadre des décisions et résolutions des Nations unies y afférentes". Il a estimé que la position de l'Algérie en matière de règlement des questions par des solutions pacifiques était "une position civilisationnelle étant donné qu'elle n'est pas partie au conflit entre le Maroc et le Sahara Occidental". Pour sa part, le président de l'Assemblée nationale de la République de Malawi a exprimé la reconnaissance de son pays pour "les efforts de l'Algérie, sous la conduite du Président Bouteflika, dans le continent africain pour réaliser davantage de sécurité, de stabilité et de réconciliation" ainsi que pour "ses réalisations et ses acquis au plan interne, une expérience qui mérite d'être partagée", a-t-il dit. Richard Makowa Msowoya a réitéré l'appel à "la poursuite du travail pour une position unifiée et coordonnée au niveau de l'Union africaine (UA) afin d'aider l'ONU dans le règlement du conflit entre la République du Sahara Occidental et le Maroc".

APS