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Catégorie : Actualite

A trois mois de la COP24 en Pologne, une session  intermédiaire de négociations sur le climat s'ouvre mardi à Bangkok. Les quelque 190 Etats participants ont jusqu'à la fin de l'année et la 24e  Conférence climat de l'ONU en décembre à Katowice pour finaliser les règles  de mise en oeuvre du pacte de 2015, qui vise à contenir le réchauffement  mondial sous les 2 C, voire 1,5 C, par rapport à l'ère préindustrielle.

L'accord prévoit aussi une aide annuelle de 100 milliards de dollars d'ici  à 2020 pour les pays pauvres. Si des règles détaillées d'application de l'accord de Paris concernant des  points restés en suspens et des contentieux ne sont pas adoptées, ce  dernier pourrait tomber à l'eau, avertissent des experts. Les pays réunis en mai à Bonn n'avaient pas réussi à suffisamment avancer  dans les négociations, rendant nécessaire cette session de rattrapage. "Si  les parties prenantes n'y arrivent pas à Bangkok, une issue satisfaisante à  Katowice sera compromise", ont mis en garde les coprésidents des  négociations. Comme souvent, le principal point d'achoppement est l'argent. Les pays en voie de développement privilégient les fonds publics, veulent  savoir comment les pays donateurs vont augmenter les aides et s'opposent à  tout sous-investissement dans l'adaptation aux impacts du changement  climatique. Les pays riches sont eux favorables à davantage de capitaux privés,  privilégient des projets rentables et sont réticents à s'engager sur des  objectifs concrets et à long-terme. Ces tensions ont conduit à la paralysie cet été du Fonds vert pour le  climat de l'ONU, déjà affecté par l'arrêt de la contribution des Etats-Unis  décidé par Donald Trump. Un autre défi de taille attend les négociateurs à Bangkok et Katowice: que  les pays augmentent leurs engagements de réduction des émissions de gaz à  effet de serre. Les engagements actuels conduiraient à une hausse de la température  moyenne mondiale de plus de 3 C par rapport à l'ère préindustrielle. Le  thermomètre a augmenté de 1 C jusqu'à présent. Selon l'accord de Paris, les pays ne doivent pas revoir leurs engagements  avant 2023. Mais attendre aussi longtemps pourrait condamner la planète à  un emballement des changements climatiques, avertissent des scientifiques  dans un rapport spécial de l'ONU qui doit être publié en octobre. Le rapport du groupe des experts climat de l'ONU (Giec) "montrera le  besoin d'ambitions accrues si nous voulons avoir une civilisation humaine  fonctionnelle à l'avenir", indique Wael Hmaidan, du réseau d'ONG Climate  Action Network.

APS