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Catégorie : Actualite

Le P-dg de Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour, a appelé hier les entreprises nationales à investir dans la production des équipements dont a besoin cette compagnie nationale des hydrocarbures et dont le coût des importations oscille entre 15 et 20 milliards de dollars.

 Lors d’une  conférence de presse qu'il a animée en marge des Journées d’information de Sonatrach sur "les opportunités d’investissement pour les entreprises algériennes", M. Ould Keddour a rappelé que la nouvelle stratégie de ce groupe ambitionnait d’atteindre un taux d’intégration de 55%, et a ainsi souhaité voir les entreprises nationales publiques et privées s'impliquer pour répondre aux besoins de Sonatrach en matière d'équipements et de pièces détachées. En effet, le secteur de l’énergie œuvre à faire émerger un entreprenariat local en faveur d’une économie productive dans le secteur des hydrocarbures, fondée essentiellement sur l’investissement dans les services pétroliers, l’industrie de biens d’équipements et de sous-traitance industrielle, l’ingénierie industrielle et autres services techniques et de maintenance industrielle. A ce propos, il a expliqué que ces journées d'information, organisées les 9 et 10 septembre, visent à identifier les attentes et les lacunes des entreprises nationales qui souhaitent prendre part à la production des pièces détachées nécessaires aux industries gazière et pétrolière. Une telle rencontre permettra, selon lui, d’identifier les voies et moyens permettant à Sonatrach d’aider ces entreprises et de contribuer à l’augmentation du taux d’intégration nationale dans la fabrication d’équipements tels les canalisations et les pompes. Cette aide peut porter notamment sur la formation, la simplification des processus d’appels d’offre et l’assouplissement des procédures pour lutter contre la bureaucratie, a-t-il précisé. M. Ould Kaddour a, dans ce contexte, rappelé que Sonatrach avait confié, cette année, la réalisation de plusieurs projets à des entreprises nationales. En outre, il a fait savoir qu'une structure sera créée au sein du groupe pour assurer le suivi de la concrétisation des recommandations qui seront formulées à l'issue de ces journées d'information, et veillera à intégrer un maximum de sociétés nationales dans les projets de Sonatrach. Pour ce faire, il est impératif, a-t-il insisté, de créer des "mécanismes d’incitation" pour promouvoir l’intégration nationale. Questionné par la presse sur le programme de recrutement de Sonatrach dans le cadre de sa stratégie SH 2030, M. Ould Kaddour a expliqué que les opérations d’embauche se poursuivaient dans le cadre des projets du groupe, situés notamment dans le sud du pays. A cet effet, le groupe a lancé un programme de création d’écoles de formation sur les métiers de Sonatrach au profit des jeunes des régions du sud.Intervenant lors d’une conférence portant sur "Le plan à moyen terme de   Sonatrach", organisée dans le cadre des Journées d’information,   le vice-président Stratégie, Planification et Economie auprès de ce groupe   public des hydrocarbures, Farid Ghezali, a précisé qu’à moyen terme, le  groupe prévoit de réaliser des investissements en Algérie pour plus de 59   milliards de dollars dont 45,8 milliards de dollars dans l’exploration et   production, 8,6 milliards de dollars dans le raffinage et pétrochimie et   2,3 milliards de dollars dans le transport par canalisation. Pour sa part, le conseiller du P-dg de Sonatrach, HammoudiBouhaddouda, a   relevé que l’objectif de taux d’intégration de 55% en 2030, avec un   investissement cumulé estimé à 171 milliards de dollars équivalents,   "permettrait une économie de devises de 14 milliards de dollars".  Selon lui, le développement de l’investissement est la condition   primordiale pour atteindre cet objectif, sachant que Sonatrach aidera la  création de sociétés notamment d’engineering, de sidérurgie, de fabrication   de tubes, d’équipements chaudronnés et de sous-traitance industrielle.  Dans son intervention, M. Bouhaddouda a mis l’accent sur l’impératif  d’accorder une importance particulière à la formation notamment dans la   tuyauterie, la soudure, l’électricité et l’instrumentation pour lesquels il   est souvent fait recours à un personnel expatrié.

A.s.