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Catégorie : Energie

Le prix du panier de quatorze pétroles bruts, qui sert de référence à l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), s’est relevé mercredi à 65,60 dollars le baril, contre 64,79 dollars la veille, a indiqué  jeudi l'Organisation pétrolière sur son site web.

 Introduit en 2005, le panier de référence de pétrole brut de l'Opep (ORB) comprend actuellement le Sahara Blend (Algérie), Girassol (Angola), Djen(Congo),Oriente (Equateur), Zafiro (Guinée Equatoriale),Rabi light (Gabon), Iran Heavy (Iran),Basra Light (Irak), Kuwait Export ( Koweït), Es-Sider (Libye), Bonny Light (Nigéria), Arab Light (Arabie saoudite), Murban (Emirats arabes unis) et Mery (Venezuela).   Mercredi, les cours du pétrole se sont redressés à leurs plus hauts en près d'un mois en cours d'échanges européens, des données préliminaires faisant état d'une chute inattendue des stocks américains avant la publication des chiffres officiels. Dans l’après-midi, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août valait 66,25 dollars à Londres, en hausse de 1,20 dollar par rapport à la clôture de mardi. A New York, le baril de WTI pour la même échéance gagnait 1,58 dollar à 59,41 dollars. Dans l’après-midi, le Brent a atteint 66,33 dollars et le WTI 59,49 dollars, des plus hauts depuis près d'un mois. L'Agence américaine d'information sur l'Energie (EIA) a publié mercredi ses données hebdomadaires sur les réserves des Etats-Unis. Les stocks de pétrole brut ont donc plongé la semaine dernière aux Etats-Unis tandis que les exportations ont atteint un nouveau record, selon les chiffres publiés mercredi par l'Agence américaine d'information sur l'Energie (EIA). Lors de la semaine achevée le 21 juin, les réserves commerciales de brut ont baissé de 12,8 millions de barils pour s'établir à 469,6 millions, là où les analystes interrogés par l'agence Bloomberg anticipaient une baisse plus modeste de 2,87 millions de barils. Les stocks d'essence ont reculé de 1 million de barils, là où les analystes anticipaient une stagnation. Les réserves d'autres produits distillés (fioul de chauffage et gazole) ont baissé de 2,4 millions de barils, là où les analystes prévoyaient une progression de 100.000 barils. Egalement scrutés puisqu'ils servent de référence à la cotation du pétrole à New York, les stocks de brut WTI du terminal de Cushing (Oklahoma, sud) ont, eux, reculé de 1,8 million de barils à 51,8 millions de barils. Déjà en forte hausse avant la diffusion du rapport, le cours du baril de pétrole new-yorkais a accentué sa progression par la suite, le contrat pour livraison en août prenant 1,97 dollar, ou 3,4%, à 59,80 dollars, en après- midi sur le New York Mercantile Exchange (Nymex). La production a quant à elle légèrement reculé, s'établissant en moyenne à 12,1 millions de barils par jour (mbj). Elle reste toutefois tout près de son record de 12,4 mbj atteint trois semaines auparavant, faisant depuis plusieurs mois des Etats-Unis le premier producteur mondial d'or noir. Les exportations américaines ont pour leur part atteint un nouveau record, s'affichant à 3,77 mbj en moyenne contre 3,42 mbj une semaine auparavant. Les importations ont parallèlement reculé, à 6,66 mbj, contre 7,47 mbj la semaine précédente. La cadence des raffineries s'est accélérée, ces dernières fonctionnant en moyenne à 94,2% de leurs capacités, contre 93,9% la semaine précédente. Pour sa part  la Fédération professionnelle de l'American petroleum institute (API), qui a publié mardi soir ses données compilées de façon indépendante, a fait état d'une chute des stocks de brut de 7,55 millions de barils. Même si le marché suit plus les données de l'EIA que celles de l'API, "le marché était déjà sur une tendance de hausse, donc ces chiffres ont donné un bon coup de fouet aux prix", a commenté un analyste. Après avoir souffert en mai des conflits commerciaux et des perspectives d'une demande fragile, le cours du baril a repris de la valeur depuis quelques semaines alors que la tension a grimpé entre l'Iran et les Etats-Unis. Enfin, les investisseurs se préparent à la réunion de l'Opep et de ses partenaires, dont la Russie, qui se tiendra début juillet à Vienne. "Nous estimons que les perspectives d'un ralentissement de la croissance de la demande, principalement à cause des tensions commerciales, justifieraient que les participants continuent de limiter leurs productions pour maintenir le marché à l'équilibre", ont jugé des analystes. En décembre 2018, l'Opep avait convenu avec les pays producteurs non Opep, dont la Russie, d'une baisse de leur production de 1,2 million de barils par jour (mbj) à partir du 1er janvier 2019 répartie entre 800.000 barils pour l'Opep, et 400.000 barils/jour pour les pays partenaires dans l'accord non Opep. Cet accord de réduction de la production arrive à terme en fin du mois en cours.

N.A