La nécessité de respecter les règles d'hygiène en milieux scolaire et universitaire a été mise en exergue mardi à Alger par Dr Fatima Bouachria, de la Direction générale de la Prévention au ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, qui a souligné l'importance de la sensibilisation sur les bonnes pratiques en matière d'hygiène.

"Il est important de sensibiliser la population scolaire et universitaire sur les bonnes pratiques d'hygiène, en raison de l'impact de l'hygiène sur la santé des écoliers et des étudiants, d'autant qu’à leur âge, il est encore possible de leur inculquer les bonnes pratiques et de faire changer leurs comportements", a déclaré à l'APS, Dr Bouachria, en marge d'une manifestation de sensibilisation et d'information sur "l'Hygiène et santé en milieux scolaire et universitaire", organisée à l'occasion de la Semaine maghrébine dédiée à cette thématique. Pour la même responsable, il s'agit d'une question "primordiale et d'actualité", en raison de l'apparition de pathologies virales et autres, comme le Coronavirus, considérant que "seul le respect des règles d'hygiène permet de prémunir notre pays de cette pandémie qui continue à faucher des vies humaines sous d'autres cieux". "En revanche, l'on assiste par exemple en Algérie à un retour, depuis quelques années, de la pédiculose (infection parasitaire à poux) qui n'a certes par atteint un stade endémique mais reflète une négligence en matière d'hygiène chez les citoyens", a-t-elle déploré, évoquant "l'insalubrité visible" dans les espaces publics (rues, marchés, etc). L'hygiène, poursuit-elle, "ne doit pas être une attitude individuelle mais collective, dans la mesure où la santé de l'écolier implique la responsabilité des parents, du staff éducatif et administratif, etc", ajoutant qu'il "suffit que l’environnement soit insalubre pour que la santé de tous soit menacée". Dr Bouachria a tenu, en outre, à attirer l'attention des concernés par cette semaine régionale sur "l'aspect nutritionniste" qui constitue, selon elle, une "autre dimension de l'hygiène à respecter", insistant sur la nécessité d'"éviter les mauvaises habitudes alimentaires qui mettent en danger le bien-être sanitaire et mental de l'enfant et de l'adulte". Pour sa part, le Chef de service de la Prévention à la Direction de la Santé et de la Population d'Alger (DSP), le Dr Boudjemâa Ait-Ouares, a précisé que les écoliers et universitaires "représentent plus de 20 % de l'ensemble de la population algérienne". "Ce sont les adultes de demain, d'où l'importance de les éduquer aux bonnes habitudes en matière d'hygiène corporelle, bucco-dentaire, environnementale, etc", a-t-il relevé, rappelant qu'une instruction interministérielle définit, chaque année, les missions des départements concernés par cette question. Celui de la Santé, a-t-il détaillé, est tenu de "mettre en place les équipes médicales nécessaires intervenant au niveau des Unités de dépistages et de soins (UDS), auxquelles incombent la responsabilité d'assurer un dépistage pour l'ensemble des écoliers. Une mission contrariée dans certaines localités de la capitale, en raison de l'absence du transport devant assurer le déplacement à ces derniers vers les dites unités", a-t-il relevé. Outre des conférences thématiques, Cette manifestation se décline sous formes d'affiches informatives incitant au respect des règles d'hygiène et de propreté, notamment en milieux scolaire et universitaire.

R.N